Le déloge da BundahiS, 7, et le déloge chaldéen
Si la tradition iranienne emprunte quelque chose au déluge chaldéen, on pourrait chercher cet emprunt non seulemeut dans le mylhede Yima dans le Vendtdâd, 2, mais aussi dans le Bundahis, chap. 7, où les spéculations astronomiques, auxquelles le récit du déluge est uni, indiquent une origine postérieure, moins populaire, et semblent révéler une parenté babylonienne.
1. D'après Burnouf et Lenormant, Origines, 2 e éd., I, p. 425s., le poisson de l'inondation indienne aurait une origine babylonienne ; car le culte des dieux poissons n'existait pas dans les Indes, mais Ea est « le dieu iehtyomorphe pas essence ». Néanmoins Visnu se change en plusieurs sortes d'animaux et même en poisson, afin de pouvoir conduire le vaisseau de Manou avec sa corne sur le sommet du rocher élevé, le Zoj/et, ainsi le sauver, E. Hardy, Indische Religionsgeschichte, p. 109 s. Le récit de la métamorphose du dieu en poisson, poisson que Manou trouva dans l'eau où il se lavait et qui le sauva, est de couleur purement indienne. Manou aurait été bon pour le petit poisson et pour cela aurait été sauvé, d'après le Bhagavata Purâna, traduit par Burnouf dans Muir, Original sanskrit texts, VIII, p. 359. H. Usener, Die Sintfluthsagen, Bonn, 1899, p. 138, remarque, contre l'hypothèse d'une origine sémitique du déluge indien, que le poisson divin et reconnaissant se trouve aussi dans le folklore germanique.