‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 120 sur 242 · Les mythes analogues sur l'avenir du monde · texte numérisé non relu

Les mythes analogues sur l'avenir du monde

Il importe ensuite de constater que ce bouleversement de

\. A. Fornander, I, p. 90. M.

2. Chronicles of the Norik American Savages, 1835, d'après The Life of blackHawk, p. 37. M.

3. F. von Schwarz, Sintflut, p. 1, note 1. Comparer Franz Delitzsch, Neuer Commentar ûber die Genesis, 155, note 1.

la nature, accompagné de la mort el suivi d'un renouvellementde la vie, est placé souvenions /Vivenir. Il n'en est pas partout comme dans la Genèse où après le déluge le Seigneur promit qu'il n'en enverrait plus désormais, ni comme chez certains Indiens de Californie qui ne craignaient plus que semblable désolation revint à nouveau, parce que Chinnigchinnig avait résolu qu'il n'y en aurait plus 1 . Dans la Genèse, cette promesse est liée à la signification religieuse du déluge. L'arcen-ciel, comme garantie qu'il n'y aura plus de déluge, est le gage de la protection particulière que Yahvéh a pour les siens. Le passage 8, 20-22 de la Genèse est yahviste. Selon l'expérience habituelle, on serait plutôt porté à croire que ce qui est arrivé une fois peut arriver encore. Autrefois, dans les lies Fidji, des canots étaient toujours prêts en cas d'une nouvelle inondation 1 . Pourtant la peur de la fin du monde amenée par une semblable révolution physique est beaucoup moins répandue que ne le sont les tradilious du déluge. Les souffrances causées par la nature ont été moins fréquemment considérées comme une prophétie de la mort future du monde. En dehors des eschatologies des deux peuples qui nous occuperont au chapitre suivant, cette représentation se retrouve surtout dans les traditions des antiques civilisations américaines, dans les croyances populaires au sein du bouddhisme, dans l'idée d'un embrasement final chère à l'antiquité classique, dans les hivers à venir de l'Iran et de l'Edda, qui connaît un hiver et une inondation aussi bien qu'un feu destructeur dans les derniers temps. Nous relaterons un assez grand nombre de conceptions de la fin physique du monde pour démontrer qu'une telle tradition est née d'elle-même en plusieurs endroits.

a) Amérique.

Chez les Indiens de l'Amérique centrale, la fin du monde est visiblement liée à la tradition du feu ou de l'inondation

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