Bancroft, Native races of the Pacific States, III, p
Dans aucun de ces mythes la catastrophe à venir n'est considérée comme une punition.
b) Croyance populaire (bouddhiste) en Asie, en Australie.
Séparés de ces races par l'océan Pacifique, des sectateurs de Bouddha en Asie ont aussi leur conception populaire de la fin du monde qui se rattache du reste aux périodes cosmiques des antiques Indiens. Le feu et l'eau entrent enjeu; la révolution est causée par les péchés de la race humaine. Les habitants actuels de la Birmanie 1 et du Cambodge comptent quatre périodes du monde. Dans la quatrième parait l'homme. Nous vivons dans la onzième des soixante-quatre époques du monde, Andrakap, qui forment la quatrième période. Le monde doit disparaître. Il y a trois formes principales du mal auxquelles correspondent des variétés de la catastrophe finale. Pour la concupiscence, le moindre des vices fondamentaux, il y aura le feu; pour la colère, l'eau ; pour l'ignorance, le pire des vices, la tempête. Des soixante-quatre mondes, cinquante-six sont détruits par le feu, sept par l'eau, un par l'orage. Il est spécifié avec détail à quelle hauteur le feu, l'eau et l'orage doivent monter dans les trente et un espaces du monde '. Le renouvellement du monde s'opérera par l'eau. A Pegu, près du fleuve Sittang en Birmanie, on montre une image du dieu formée par le rocher, longue de soixante pieds et dans la position d'un homme qui dort. Les indigènes croient qu'il est là depuis six mille ans. Lorsqu'il s'éveillera, la destruction du monde arrivera*. Jacob Bryant, qui nous donne ce renseignement dans son ouvrage, paru en 1774, « voyait partout des souvenirs du déluge de Noé et des preuves de l'exactitude de l'ethnologie de l'Ancien Testament » \
Des croyances populaires assez semblables se trouvent en Australie, mais privées de l'élément moral. A Queenslandl'an-