Zoroaster and hraûl (The Thinker, 1892, p. 498 ss
3. Zartûêtndmah, VIII (Wilson, The Parsi religion, p. 483 ss.) dit : « L'enfer deviendra le perpétuel séjour de celui qui se détournera de cette loi ». A la fin de ce môme ouvrage, il est dit que l'enfer s'étend seulement jusqu'à !a résurrection ; ailleurs, p. 518, que « nul ne reste éternellement en souffrance ».
refondue, où l'idéal théocralique et terrestre des prètreschanlres deviendra un fait accompli.
La prédication des auteurs des Gâthas n'a pas eu non plus l'occasion de s'occuper de la chronologie du monde.
Quelle a pu être leur croyance relative à la résurrection des morts, la purification et la félicité de tous, la chronologie du monde? 11 est impossible de se décider à cet égard. Dans tous les cas ces mythes sont très anciennement répandus dans l'Iran. Comme le montre l'abbé Windischmann, dans ses Zoroastrische Studien, ils étaient déjà connus au iv e siècle avant J.-C, par Théopompe, l'historien de Philippe de Macédoine. Dans le huitième livre de ses Philippiques, il décrivait la religion de Zarathustra et des mages. Ce livre est perdu; mais Diogène de Laërte 1 et Aeneas de Gaza 1 déclarent que les mages, d'après Théopompe, enseignaient la résurrection de tous les morts et l'immortalité finale des hommes. Plutarque rapporte, dans De Iside et Osiride, 47, comme étant « les légendes fabuleuses des mages», qu' « un temps prédestiné viendra où Areimanios, qui cause la peste et la faim, sera tué et vaincu par ces fléaux, que la terre deviendra plate et égale et que des hommes bienheureux et n'ayant qu'une seule langue mèneront une même vie et formeront une société unique ». Ces mots de Plutarque ne sont pas désignés comme étant une citation tirée de Théopompe; tout de suite après, il ajoute : « Théopompe dit que, d'après les mages, un de ces dieux [les deux adversaires] a régné pendant trois mille ans, tandis que l'autre était sous sa domination; puis ils luttèrent pendant trois mille ans et chacun d'eux détruisit ce que l'autre avait créé. Mais à la fin TIadès sera vaincu, les hommes seront heureux, ils n'auront plus besoin de nourriture et ne porteront plus d'ombre 8 . » Cela n'empêche pas que
1. Se *a\ àvarôtwaeoOai xaxà -col; Mayouç çy]o\ tovç av0pw7tou; xal £<reaOou aOavaTOuç.
2. garai noxï XP^voç ev g> rcavTwv vexpâv àva<rraaxç forai — oïSev 6 0eo7topL7to;.
3. Les mots suivants sont obscurs : xbv 8è raOxa \irixctwf)<J(i\L£vov Osbv fjpsfisîv xa\ àvarcaveaOai xp^vov, xaXûc \ùv ou (il faut lire ouv) tcoXuv, tô> [ôe] 6eô> ûxraep
àvôpwiKi> xotixtDjjLlvci) péxpiov. La correction do Markland : |WQx«vi)ffôiievov rend possible l'interprétation ingénieuse de Windischmann de Saosyant ou de
les renseignements précédents ont pu également être tirés du livre de Théopompe. Et du reste, dans ce résumé qu'iljrapportc expressément à. Théopompe, il y a non seulement la chronologie du monde mais aussi le renouvellement de toutes choses et la félicité de tous que nous fait connaître le Bundahis, 30. Si un Grec a trouvé ces dogmes de la chronologie du monde, de la résurrection et de la félicité de tous répandus parmi les mages au iv e siècle, ils ont dû prendre naissance quelques siècles avant. C'est au vn e siècle que Ton peut placer, au plus tard, Zarathustra' et peut-être les Gàthas qui sont pourtant, selon toute vraisemblance, considérablement postérieures au prophète.
Nous avons un témoignage encore plus ancien qui peut avoir trait à la croyance des Perses en la résurrection, celui d'Hérodote qui date du v 6 siècle (III, ch. 62). Lorsque Cambyse apprit en Egypte que le faux Smerdis avait soulevé une révolte contre lui, il accusa Prexape, un de ses généraux, de n'avoir point exécuté l'ordre qu'il lui avait donné de tuer son frère. Prexape assura que l'auteur du soulèvement ne pouvait être Smerdis, « car, dit-il, je lui ai donné la sépulture de mes propres mains, selon ce que tu m'avais commandé. Si les morts ressuscitent, attends-toi à voir aussi le Mède Astyage se soulever contre toi. Mais, s'il en est du présent comme du passé, sois certain qu'il ne t'arrivera rien de nouveau de ce côté ». Hérodote a peut-être appris ridée de la résurrection dans la religion répandue parmi les Perses, qui l'aurait donc enseignée déjà à l'époque des plus anciens écrits de l'Avesta. Il est ainsi possible, même vraisemblable, mais non certain, que cette doctrine a été connue des auteurs des Gâlhas.
Quoiqu'il en soit, le thème de la prédication eschatologique des Gàthas était : la victoire du Seigneur et de la piété et les
Sâma Karasâspa qui dort longtemps avant de prendre part au renouvellement du monde. Mais 0s6v doit désigner Ahura Mazda ici, aussi bien que dans la phrase qui précède. Alors Ton peut garder inr)xavr)<ra|ievov et comprendre la dernière phrase du repos du Seigneur après la fraskart.
Les passages des anciens sur Zarathuâtra sont réunis à présent dans l'utile ouvrage de A. V. W. Jackson sur Zoroaster, New- York, 1899.