J. Smith, Historyof Virginia, (1627), p
4. R. I. Dodge, The hunting grounds of the Great West, 283 s.
5. S. Percy Smith, Futuna or Home lsland and its people, dans le Jour' nal of the Polynesian Society, I, 1892, p. 39.
vont dans le paradis, Pulotn. Tous les autres sont transportés chacun à sa place, dans le royaume des morts, fale-mate, et ils meurent encore deux fois. Aux îles Tonga, les insulaires 1 pensent que les Ames des trois classes de la noblesse seront admises Tune après l'autre selon leur rang dans la société à Belotoo, près des dieux. Les gens du peuple n'ont point d'âme, ou s'ils en ont, elle périt avec le corps.
Selon les Révérends Pères Abinal et Vaissière 2 , les Hovas, à Madagascar, au commencement du xix e siècle, auraient cru qu'il y avait un royaume des morts ou montagne des morts, Ambondrombé, « pays où les roseaux abondent ». Les Betsileos l'auraient appelé Ratsy, « mauvais ». Il fallait une année pour que les âmes y parvinssent. Les Hovas auraient pensé que leurs propres âmes s'anéantissaient trois ans après la mort, lorsqu'elles avaient, chacune à son tour et en ordre, passé les trois régions de la montagne et lorsqu'elles se trouvaient à son sommet dans les nuées. D'après MM. Abinal et Vaissière, les Hovas auraient attribué un sort, différent de celui-là, aux âmes appartenant à une des tribus indigènes vaincues par les Hovas : les Vazimbas. Les membres de cette tribu jouissaient de la considération que leur attiraient leur soidisant puissance secrète et leur réputation de sorcellerie. On avait même peur qu'ils ne redevinssent les maîtres du pays. Les âmes de ces Vazimbas étaient censées ne pas mourir une seconde fois comme celles des Hovas, mais on croyait qu'elles demeuraient dans des grottes et sous des pierres. Là elles cherchaient l'occasion d'exercer leur vengeance. Leurs chefs étaient de grands personnages dans l'autre vie 1 .
Ces notions, telles qu'elles nous sont rapportées par MM. Abinal et Vaissière, semblent un peu confuses et contradictoires. Ainsi: 1° En parlant du royaume des morts, les auteurs ont sans doute confondu deux idées différentes, la montagne de la mort, un bon endroit « où les roseaux abondent », et
1. I. Martin, Histoire des naturels des lies Tonga ou des Amis (1817), t. Il, p. 168 et seq.