West, Pahlavi Texts, I, p. lv
2. Les prêtres zoroastriens avaient plutôt été méprisés jusqu'à cette époque, selon Agathias, Annales du Musée Guimet, XXIV, p. xxv.
3. Comparez Dinkart, V, 3, 3, verset qui réunit les dévastateurs : Alexandre, Aghrerad (Bundahis, 29, 5), Mahrkûs, Dahâk, etc., et « extenders of belief >» comme Messie, Mâni, etc. L'auteur leur oppose les restaurateurs de la religion : Artaxsar, Atûrpât, Xusrô, Pésyôtan et les trois sauveurs de la fin du monde.
4. K. F. Geldner, dans le Grundriss der iraniscfien Philologie, II, p. 37.
peu d'années. L'âge d'or est le règne de Vîétâsp, l'âge d'argent correspond à Artasîr, le roi Kéanide, identifié habituellement avec TAchéménide Artaxercès Longue-main 1 . Jusquelà évidemment le rédacteur pehlvi a suivi l'original avestique. Mais il place l'âge d'acier sous Xosrû, le fils de Kevâd, qui nous est connu sous le nom de Xosrû Nosirvân, 531-579. Dès lors commence l'âge du fer sous lequel les démons de la raced'Aêsm exercent leurs ravages (Bahman Yast i, 2 ss.). Hùsètar viendra alors très rapidement. Pour remplir ce long intervalle entre l'âge d'argent et l'âge d'acier, trois autres époques sont intercalées (2, 18 ss.), un âge d'airain qui aurait été celui des deux premiers Sassanides, Artasir et êâhpùhrl er avec Atûrpât Mâraspend, un Age de cuivre, celui d'un Arsacide — donc plus ancien que l'âge d'airain, l'ordre a été renversé enlre ces deux âges, le Zarlhûst-nâmah a gardé l'ordre exact — enfin un âge d'étain, celui de Bahrâm Gôr, 420-438, qui est devenu le favori du clergé à cause de son renouvellement des persécutions contre les hérétiques. L'âge de fer correspond bien à celui des malheurs arrivés après Xosrû I er Nosirvân, fils de Kevâd, 531-579. C'est lui qui avait fait périr l'hérétique Mazdak et ses partisans, en 528, et de la sorte avait servi l'orthodoxie. Après la mort de Xosrû, il y eut le règne malheureux d'Aûharmazd IV, 579-590. Mais le prophète voit une délivrance prochaine. Dans le prince Bahrâm Varjâvand, nommé au chapitre 3, 14, et qui est né au commencement de l'époque d'IIùsètar, West* voit le courageux général Bahrâm Gûpîn, dont les exploits sont dépeints comme contrastant singulièrement avec le mauvais gouvernement de Aùharmazdl V. Bahrâm Varjâvand, Bahrâm « le victorieux », appelé aussi Amâvand « le puissant », semble avoir été, au moins originairement, un personnage tout légendaire, que l'on attendait, mais qui ne correspondait à aucune réalité historique.
L'Oulamâ-1-Islâm établit le même lien entre Hûsêtar Bâmt et