Voir la tradition du monstre eddique
conde Èpitre de Pierre (3, 7 ss.) 1 . Ici, le feu n'est pas seulement une théophanie ou une puissante image prophétique, fixée plus tard en doctrine par le système apocalyptique, mais un incendie formel du monde. « La terre et les cieux présents, par la parole du Seigneur» seront préservés et conservés pour le feu au jour du jugement et de la ruine des impies ». « Le jour du Seigneur, les cieux passeront avec le bruit d'une effroyable tempête et les éléments embrasés seront dissous, et la terre sera entièrement brûlée avec tout ce qu'elle contient. » « Les cieux enflammés seront dissous et les éléments embrasés se fondront. Mais nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre ». Pour la première fois dans sa longue et étonnante histoire, la prophétie israélite touchant la fin du monde s'associe à une notion conséquente du sort final de la nature. L'auteur n'a pas composé sa doctrine à l'aide d'éléments du langage prophétique, il Ta empruntée à la croyance grecque en l'embrasement futur (Sabatier) 1 . « Le jour du Seigneur » est devenu l'incendie du monde, àx^jpwjiç. La philosophie de l'histoire des Juifs a adopté la connaissance de la nature des Indo- Germains.
Dans la Bible, ce phénomène ne se produit que dans la II e Épitre de Pierrre. Mais peu à peu, l'idée de l'incendie du monde s'établit dans la littérature judéo-chrétienne. Déjà les auteurs des Livres sibyllins parlent plusieurs fois de l'embrasement 3 , par exemple, III, 84 ss. : feùati 8à xupoç {xaXepcD xaTapax?r,ç «xaixaTSç, <pXé;si 8è y°"* v > oXi^n iï OiXaaaav. Celse savait que les chrétiens enseignaient rèxwupwytç*. Éphrem le Syrien chante l'heure attendue où le ciel et la terre brûleront, flippolyte emploie même le mot èxitupottiç, qui rappelle la croyance des stoïciens. Il suffit de parcourir les passages, réunis dans l'Antichristy de W. Bousset, i59 ss., pour se rendre compte de la