‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 173 sur 242 · Die Psalmen · texte numérisé non relu

Die Psalmen

LES ESCHATOLOGIES 317

pas de parallèle dans la religion de l'Àvesta. Chez les Juifs, nous lisons dans ce livre des malheurs et de la gloire de Juda (Êsaïe, 24-27), que les morts de Yahvéh se relèveront, et chez Daniel que a plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront les uns pour la vie éternelle, les autres pour l'opprobre et une infamie éternelle ». Dans les plus anciens apocryphes, Sirach, Judith, Tobie et le premier livre des Macchabées, on ne trouve pas la pensée de la résurrection. Plus tard se montre l'idée de la résurrection des justes dans les Psaumes de Salomon, 3, 16. Comparez I Thess., 4, 13 ss., Les partisans de la résurrection, les pharisiens, l'enseignaient, d'après Josèphe, à ce point de vue. L'Apocalypse de Jean, 20, 6, 12 s., ajoute à la résurrection des justes, la résurrection de tous les morts qui suit le règne du Messie. La résurrection générale est enseignée seule par Baruch, IV Esdras, Il Macch. et Teslamentum XII Patriarch. Le passage de la résurrection des justes 1 ou de la résurrection de beaucoup à la résurrection de tous estsi décisif et si marqué qu'avec Bousset (Theologische IAtteraturzeitung f XXlW^5i2) on pourrait y voir l'œuvre d'une influence extérieure; néanmoins cela n'est pas nécessaire.

Même lorsque la résurrection de tous semble être connue, celle des pieux demeure souvent l'intérêt dominant. Dans II Macchabées, deux passages sont interprétés comme annonçante résurrection de tous, quoiqu'il ny ait pas làunecertitude complète, 7, 14 : <jo\\KhyoLp àviffraatç etçÇ<oT;v oixfcTat « tu n'auras pas la résurrection pour la vie » et 7, 36 : ab iï Tft xou 0eoO Kpfoe». 3(x3ia xi zp6<jv.[LQi Tfjç C»7U6pY)çav{aç àrcoÉat), a tu subiras par le jugement de Dieu, la juste punition de ton arrogance », phrase, dans laquelle pourtant l'opposé peut être : non pas le sort des pieux après la résurrection et le jugement, mais la félicité céleste immédiatement après la mort, qui est enseignée par cet écrit, influencé par des pensées helléniques*. La résurrection est

1. R. H. Charles, A critical history of the doctrine ofa future life in Israël, in Judaism and in Christianity, London, 1899, p. 128, 134, constate avec raison que la résurrection des justes n'est pas un emprunt. Aussi d'après Loman, Theologisch Tijdschrift, 1900 (XXXIV), p. 83, la croyance en la résurrection était purement juive dans sa plus ancienne forme.

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