L'enlèvement de Kai Xosrù et les mythes analogues
Quoique le mythe du Haoma soit plus ancien que l'épopée de Kai Xosrû, il convient mieux à notre dessein de commencer par cette dernière.
Le célèbre roi de la famille des Eavis n'a pas disparu comme le commun des mortels. Préservé de la mort, comme tant d'autres héros qui ont reçu la môme faveur, il reparaîtra au renouvellement du monde. Mais sa place, comme la leur, est secondaire dans l'eschatologie, puisqu'elle est l'œuvre d'une théologie systématique. La légende primitive ne racontait que sa disparition de la terre sans qu'il fût mort. Telle Ta racontée Firdousi, dans son Livre des Rois 1 , d'après les anciennes sources, peut-être même d'après le Sûlkar Nask de l'Àvesla antérieur 1 . Même notre Avesta sait que le roi Husravah (forme aveslique du pehlvi Xosrû) est délivré de la maladie et de la mort (Ht*/, 23, 7).
Firdousi raconte : Rai Xosrû avait dans un rêve appris de Srôs, qu'il avait obtenu tout ce qu'il avait désiré et que s'il était enlevé de la terre subitement, il prendrait place dans la demeure du plus haut juge. Srôs l'exhorta donc à ne pas s'attarder sur cette terre sombre. Alors le roi sortit de son palais pour se rendre sur la montagne.
<< Mais avec lui partirent les chefs de l'Iran, vaillants héros à l'âme en éveil : Le Dastân et Rustam, Godarz et Gîv, le brave Btjan et le vaillant Gustahm; le septième était Furiburz, fils de Kaus et le huitième était l'illustre Tûs. » Ils montèrent de la plaine jusqu'à la crête d'une montagne et le roi leur dit :