H. Oldenbcrg, Die Religion des Veda, p. 176 is
332 LA VIE FUTURE d' A PRÈS LE MAZDÉISME
sonnification divine ! , dit que cette boisson a éloigne lamort » (dûraoéâ, Yasna f 9, 2 ; 10, 21 ) v aussi bien qu'elle donne de la force contre toute maladie, toute nécessité, toute inimitié et tout danger {Yasna, 0, 16 ss.).
Mais son effet s'élend à l'autre vie. Le Haoma est la meilleure provision de voyage, le meilleur viatique pour l'âme (urunaéca pâbmainijôtdmô, Yasna, 0, 16; Darmesteter). Le Haoma procure le paradis (Yasna, 0, 19). Au renouvellement du monde, on aura besoin du blanc Haoma, qui pousse sur l'arbre Gaokarana pour la résurrection des morts et l'immortalité du monde. La théologie fait une différence entre le Haoma jaune, dont on se sert pour le sacrifice, et son céleste prototype, le Haoma blanc, qui est le breuvage des dieux et qui sera bu à la frasôkarati. L'invocation spécilic même trois sortes de Haoma [Yasna, 10, 21). Mais ces distinctions n'ont pas d'importance par rapport à notre sujet.
Partout dans l'Avesta, se trouve la félicité à venir du ciel. C'est pour cela que nous ne pouvons distinguer comment le Haoma, qui donnait la vie et la force par l'intimité avec Dieu, fut considéré comme ayant de l'influence même au-delà de la mort et non seulement pour éloigner la mort. Les textes védiques sont plus clairs lorsqu'il s'agit du Soma. Dans les plus anciens, la conception du ciel n'est pas encore un dogme précis, mais une croyance naturiste en train de se former. Nous nous en rapporterons pour celte question à la magistrale analyse d'Ahel Bergaigne dans La religion védique, I, p. 191 ss. : a Le Soma, qui s'assimilait au corps de l'homme, en constituait l'essence immortelle » (Rigvéda, I, 187, 10). « Soma donne aux chantres la force et la beauté, et revêtus de cette beauté, ils sont allés à l'immortalité » (Rigvéda, IX, 04, 4). D'abord, le Soma donne une longue vie en union avec les dieux auxquels l'âme s'élève par un sentiment qui déborde. « Nous avons bu le Soma, nous sommes devenus immortels, nous sommes arrivés à la lumière, nous avons atteint les dieux, que pourrait maintenant sur nous la malveillance?Que pourrait sur nous, ô immortels, la perfidie d'un