Marillier, /. c, p
2. Hans Egede, A description of Greenland, London, 1818, p. 200 s.
3. « Esquimaux hâve no notion of any différent state of soûls after death... Nevertheless they assigne two retreats for departed soûls ».
4. Frans Boas, The central Eskimo dans The 6th annual Rep. of the Bureau of Ethnology, p. 589.
30 LA, VIE FUTURE d'âPKÈS LE MAZDÉISME
sont au ciel, Qudlivun, où il n'y a pas de neige, ni de glace 1 . Pour certains Esquimaux, au contraire, le paradis est sous la terre à cause de la chaleur et l'enfer au-dessus de nous. Lo lieu le plus bas qu'ils puissent imaginer dans leur représentation du monde est le meilleur. Egede rapporte (/. c.) 9 que le ciel dans le Groenland est regardé comme un lieu moins bon. Les femmes mortes en couches et les noyés vont dans le centre de la terre où ils jouissent, dans une terre délicieuse, de la chaleur d'un soleil toujours éclatant et se nourrissent de vivres qu'ils ont en abondance 2 .
f) Plusieurs endroits.
D'autres Esquimaux ont deux séjours souterrains et deux séjours célestes pour leurs morts». Le départ des âmes en plus de deux endroits se trouve aussi chez les Mexicains, si, avec M. Marillier*, on complète les renseignements de Sahagun par ceux deTorquemada. Les âmes des guerriers morts en combattant, celles des captifs sacrifiés et des femmes mortes en couches, trouvent au ciel un bonheur parfait. Les lépreux, les goutteux et les hydropiques, les noyés et ceux qui avaient été frappés de la foudre, jusqu'aux enfants sacrifiés à Tlaloc, vivaient dans un jardin situé eu pleine montagne, où croissaient le maïs, les tomates et d'autres légumes. Les Mexicains qui mouraient d'autres maladies erraient sur la terre jusqu'à ce qu'ils traversassent le fleuve du royaume des morts. Hésiode aussi, dans son interprétation factice des mythes grecs, donne aux morts plusieurs demeures 1 . Les hommes sont appelés en masse, selon l'âge où ils out vécu, à des existences différentes, dans l'Hadès ou bien daus les iles des bienheu-
1. G. F. Lyon, Private journal duriny the récent coynje of discuvery under the captain Parry (1824), p. 372.
2. « This lower rctircment is in their opinion the pleasantest, inasmuch as they enjoy themselves in a delicious counlry, where the sun s h i nés continually, with an inexhauslible stock of ail sorts of choice provision. »