‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 20 sur 242 · Epya xal Tjjiépat, deuxième mythe, vers · texte numérisé non relu

Epya xal Tjjiépat, deuxième mythe, vers

reux. La systématisation théologique de la croyance populaire et les tendances morales du poète pessimiste sont ici manifestes ; mais, en effet, la différence de condition dans la mort n'a d'autre raison que l'époque où Ton a vécu. Chez les Patagons 1 existe la croyance en plusieurs séjours. Sous la terre, dans des grottes, demeurent les totems des diverses tribus, c'està-dire les diverses races d'animaux avec lesquelles elles sont apparentées et desquelles elles croient descendre. Les morts sont partagés entre les cavernes, chacun allant à son dieutotem, et ils y chassent et sont ivres éternellement. On rencontre la même idée chez des tribus totémiques dans l'Amérique du Nord et dans l'Amérique centrale.

g) Les parties d'un même homme partagées en plusieurs lieux.

Qu'il y ait plusieurs séjours des morts, cela n'implique pas nécessairement que les âmes humaines soient partagées entre ces divers endroits. Les différentes parties de l'esprit peuvent en même temps être situées en plusieurs séjours. Les Indiens de l'Orégon placent une âme dans chaque membre, les Caraïbes, dans chaque pouls qu'ils sentent 1 . Les Gonds dans les Indes pensent qu'une des âmes disparaît avec le corps, une autre renaît dans la famille, une troisième plane au-dessus, la quatrième est introduite dans le ciel de Bura'. Dans un texte égyptien traduit par Budge dans l'introduction à sa traduction du Livre des Morts, p. lxxxvi, il est dit : « Ton âme est au ciel devant Rd, ton ka a ce qui lui serait donné avec les dieux, ton sâhu a la puissance avec les khus et ton corps (khat) est établi dans l'autre monde (tuât) ». Dans un formulaire habituel des tombes des XVIII e et XIX e dynasties, donné par Maspero*, le même homme parle de son ka qui continue à vivre dans la tombe en compagnie du corps, et de son âme qui s'en est allée dans l'autre monde.

1. Falkner, Description of Patagonia, Herelord, 1774, p. 114.

2. À. Bastian, Die Verbkibborte der abgeschiedenen Seele, p. 32.

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