Cheyne, The origin of tkc Psalter, p
LA VIE ÉTERNELLE OBTENUE PAR l'u.MO.N AVEC DIEU 343
vie, d'autre part (30, 5; 39, 15). Elle comprend le malheur dans cette vie et les souffrances dans l'existence à venir.
!*• Véda. ~ Une longue vie et le bonheur terrestre ont été partout les dons des dieux les plus désirés, au moins dans la période plus ancienne et plus naïve de la religion. Nous nous occupons seulement ici de certains cas où nous pouvons voir comment la certitude d'une longue vie a petit à petit envahi la tombe. Les parallèles, les plus utiles à noter pour nous, sont ceux que nous rencontrons chez les Indous védiques, chez les Babyloniens, chez les Égyptiens et chez les Hébreux, tous peuples qui, comme les Iraniens, éprouvaient un sain et puissant amour pour la vie et possédaient un esprit actif. Le sens de l'immortalité était, ainsi que nous l'avons vu, dans les textes du Véda, une longue vie, jusqu'à ce que cette idée dépassât le monde actuel. Cette pensée de la vie en union avec la divinité parait aussi sans lien direct avec la boisson de Soma. Comme il est évident que « les plus basses ténèbres », « l'endroit profond » (padain gabhlram), « la fosse » (karla) *, représentent la tombe avant de désigner une espèce d'enfer, ainsi la délivrance de cet endroit signifie vivre sans mourir, ni être enterré, avant do signifier : entrer dans le ciol de Yama. Los deux représentations se pénètrent l'une l'autre. On ne peut dire à quel moment précis, le sentiment de l'union avec Dieu s'est étendu jusqu'au delà de la mort. Quand la vie est comprise religieusement et l'immortalité comme un don actuel et inaliénable de Dieu, il n'y a pas de contradiction à ce que le monde de l'immortalité, dans les textes védiques, désigne la vie terrestre aussi bien que le monde des morts 1 . Le soleil, l'union avec le soleil, c'est-à-dire la vie, se trouvent aussi bien dans l'une que dans Vautre.
Babylon*. — La récompense de la piété consiste aussi pour les Babyloniens en « longs jours »' sur la terre et dans l'avenir. Les poèmes nommés psaumes de pénitence, dans la littérature cunéiforme, parlent de la maladie et de la misère