‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 192 sur 242 · A. H. Sayce, Hibbert Lectures, p · texte numérisé non relu

A. H. Sayce, Hibbert Lectures, p

comme des signes de la colère de Dieu, de même que les psaumes bibliques 1 . Dans l'invocation à Istar, la déesse miséricordieuse» « qui accorde la vie »', comme dans l'invocation au dieu du soleil qui accorde la vie, le fidèle pense plutôt à la conservation de la vie présente. Mais les indices ne manquent pas qui font prévoir la certitude d'une vie qui se poursuivra dans l'union avec la divinité après la mort et en dépit de la mort. D'une façon encore plus précise que dans les textes védiques cette vie est conçue en tant qu'union personnelle avec le dieu du soleil. L'existence dans le royaume des morts est, comme A. Jeremias (/. c, 13) Ta remarqué, au point de vue religieux, la mort et non la vie. Mais le dieu du soleil, Ninib, ou la déesse, Gula, épouse de Ninib, ou bien Istar, qui triomphent de la mort, peuvent aussi accorder la vie à ceux qui leur appartiennent; c'est pourquoi on peut leur donner l'épithète de « celui qui fait revivre les morts » [muballitu mitî)*; Marduk surtout esta le dieu de la vie pure », c'est pour cela qu'il « aime la résurrection des morts ». Nebo est « celui qui prolonge les jours de la vie et ressuscite le mort »\ Mais à Babylone, ce n'étaient que des tendances. La longue vie et le réveil de la mort, par le dieu du soleil, ne sont jamais devenus une immortalité religieuse. Au fond nous ne savons presque rien de la théologie babylonienne postérieure, sur laquelle on a basé de nos jours tant d'arguments et dont on a tiré tant de conclusions.

Egypte. — La terre classique de la métaphysique solaire est l'Egypte. Rien n'a autant occupé la pensée religieuse de l'Egypte que la victoire de la vie sur la mort. Le combat du dieu de la lumière contre les puissances des ténèbres y prit une importance religieuse plus grande que nulle part ailleurs; il y allait en effet du sort des morts. L'idée de la vie future comme une union continuée avec la divinité se montre en

1. A. Jeremias, dans Chantepie de la Saussaye, Lehrbuch, 2* éd.,1, 199.

2. A. Jeremias, Die babylonisch-a&syrischen Vorstellungen vom Leben nach dem Tode, p. 100 ss.

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