‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 193 sur 242 · Jensen, Kosmologie, p. 228 ss. Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Jensen, Kosmologie, p. 228 ss. Voir ci-dessus, p

4. A. Jeremias,/. c, p. 100 ss. Friedr. Delitzsch, Ass. Handwôrterbuch, sous baldtu.

LA VUS ÉTERNELLE OBTENUE PAR l'uNION AVEC DIEU 345

Egypte plus tôt et plus clairement qu'ailleurs 1 . Nulle part, on ne sait plus manifestement que la vie future n'est pas une délivrance de la vie terrestre, mais une continuation de sa force et de sa plénitude. Anch uta seneb* « la vie, le bien-être, la santé », sont dans la religion égyplieune une formule aussi carastéristique que Haurvatât et Ameralât chez les Iraniens. L'union avec le dieu du soleil, la participation à sa vigueur et à sa vie sont comprises d'une façon si intime que le mort, très souvent, est appelé du nom du dieu de la lumière ou de celui du dieu du soleil, Osiris ou Râ. Après Maspero (dans ses célèbres Études de mythologie et d'archéologie égyptiennes) et d'autres, cette question a été traitée par le jeune orientaliste norvégien, W.Brede Krislensen,dont l'élude n'a malheureusement pas été traduite dans une des principales langues de l'Europe. Tout en n'étant pas moi-même initié aux études égyptiennes, je puis apprécier la valeur que prend dans son ouvrage le point de vue religieux. Au fond, dans la théologie compliquée de Râ aussi bien que dans les plus anciennes représentations se rattachant au populaire Osiris (p. 154), il y a une aspiration à la vie et un besoin de donner une explication du sentiment religieux de la vie en union avec la divinité. Le dieu veille ici-bas sur la vigueur de la vie et sur sa plénitude. Il aide aussi à éviter les dangers dans l'autre vie (p. 75). Dans le vaisseau de Râ, le dieu du soleil, le mort le suit dans son voyage triomphant et il est renouvelé par Râ à l'orient (p. 69). Auprès d'Osiris, le dieu des morts, la félicité et le bonheur échoient au mort dans les champs d'Aalou. Osiris n'est pas seulement le dieu des morts (p. 170), mais aussi comme dieu du ciel, celui des vivants, de la vie. Chacune de ces deux conceptions est intimement liée à l'autre. Chez Osiris est la vie; et cette divinité, plus qu'aucune autre dans le panthéon égyptien, s'est libérée de son caractère naturiste pour devenir une divinité universelle et par suite éthique. Aussi la vie a-t-elle reçu un caractère plus éthique en étant conçue comme union avec ce dieu.

L'Ancien Testament. — La religion de l'Ancien Testament a

1. C. P. Tiele, Jnleiding tôt de Godsdienstwetenschap, I, p. 98.

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