‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 201 sur 242 · Buddha t 2* éd., p · texte numérisé non relu

Buddha t 2* éd., p

Nirvana (Udâna, 8, 1, 3), et les descriptions bouddhistes du salut en général « sont conformes à celles des philosophes brahmaniques parlant de Brahman qui n'est ni né, ni périssable, ni grand, ni petit, dont l'appellation est : « non, non », parce qu'aucun mot ne peut épuiser son essence. Dans la pensée bouddhiste de telles expressions ont un tout autre sens. Pour le brahmane le « non -créé » est une réalité si certaine que la réalité de ce qui est créé pâlit à son côté ; l'être et la vie se communiquent à ce qui est créé, seulement par ce qui n'est pas créé. Pour le bouddhiste, ces mots : « il y a quelque chose qui n'est pas créé » veulent dire seulement que ce qui est créé peut se délivrer de la souffrance de la création ». Jacob i ft et Dahlmann ' s'avancent davantage ; pour eux, il n'y a pas là une ressemblance seulement. « Le Nirvana bouddhiste est le torse d'un autre système ». « Le bouddhisme se pare d'un vêtement emprunté à un maître étranger. » Lorsque le bouddhiste appelle son idéal, son Nirvana, « le non-créé », « l'infini », « l'éternel », « sans forme », « l'invisible », cela ne s'explique que par le fait que toute cette conception a été empruntée à un système où ces prédicats étaient attribués à un être métaphysique,le 2?raAmatt,râtman ; ils ont été en effet attribués au Brahman dans la Brhad-âranyaka-upani$adet la Chândogyaupaniçad longtemps avant d'être employés comme des synonymes du Nirvana bouddhiste. Le Nirvana et l'&tman ou Brahman ou puru$a avaient entre eux un lien étroit et nécessaire lorsque le bouddhisme proclama l'agnosticisme, l'impossibilité de connaître cette réalité métaphysique, le Brahman, l'fttman, à laquelle s'attachait l'idéal humain le Nirvana, tout en cultivant ce dernier idéal et tout en gardant les épithètes que le Nirvana possédait en commun avec le Brahman et l'âtman.

Le Nirvana avait fait partie d'une brahmavidyâ, d'une métaphysique du Brahman, avant défaire partie de l'agnosticisme religieux bouddhique. Le Nirvana avait signifié l'union avec

1. Der JJrsprung des Buddhismus aus dem Sdmkhy a-Yoga dans Nachrichten von der Kônigl. Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen, 1896, p. 43 ss.

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