‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 208 sur 242 · Dahlmann, Nirvana, p · texte numérisé non relu

Dahlmann, Nirvana, p

dans cette vie le Brahman atteint, dans le Nirvana, à la clarté dévoilée intérieure. Seul, un voile léger sépare encore de la jouissance parfaite de l'être. Ce voile, c'est l'existence corporelle, attachée d'une façon tout extérieure à l'homme perfectionné (siddha). La mort enlève jusqu'à ce voile et le Brahman rayonne de nouveau dans la clarté parfaite de l'être pur »*. Le Sâmkhya du Mahàbhârata, de l'épopée, doit, d'après le P. Dahlmann, être nettement distingué du système dualiste postérieur connu sous ce nom dans l'histoire de la philosophie brahmanique et qui est en opposition avec l'idéalisme moniste du Vedânta. De ce Sâmkhya de l'épopée sont sorties les deux doctrines différentes, la première, le Sâmkhya classique, en multipliant l'être spirituel (puru$a=brahman) en plusieurs âmes absolues, puruça 1 , et en les opposant à la réalité empirique issue de la Prakpti; la seconde, l'école du Vedânta, en enlevant au monde empirique sa réalité et en le faisant dériver de l'illusion, de la Màyâ. M. H. Jacobi 5 soutient encore contre M. Dahlmann l'opinion opposée. Le Sâmkhya moniste de l'épopée est, d'après l'éminent professeur de Bonn, dérivé du Sâmkhya classique, dualiste, bien connu, par l'influence des idées du Vedânta. II établit un développement inverse en partant du Sâmkhya classique qui enseignait une multitude de substances, de puruça's. D'abord ce Sâmkhya se serait uni au Yoga; ensuite ce Sâmkhya- Yoga se serait fondu avec le Vedânta, en acceptant l'unité do l'être : le pu rusa un, le Brahman un. Le Sâriikhya de la poésie est, en tout cas, une connais* sance moniste du Brahman. Son essence implique que l'âme empirique, le jîva, se dissolve dans le Nirvana. Or, « la vie de la fausse conscience peut être éteinte de deux manières, ou de telle façon que l'agrégation des principes corporels demeure encore, ou de façon que toute existence matérielle disparaisse. Déjà dans cette vie le Sâihkhyin peut gagner la connaissance libératrice du véritable moi » par le Sâmkhya, c'est* à-dire par « l'énumération des principes », Tattvasâiiikhya,

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