‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 216 sur 242 · H. Oldenberg, Buddha, 2* éd., p · texte numérisé non relu

H. Oldenberg, Buddha, 2* éd., p

surtout chez lo dernier, était en contradiction avec son système, de sorte qu'il Ta appelée « étonnante » et à ce qu'il lui semblait, « déraisonnable » (ckap. 6), lorsque dans une parole -célèbre, éminemment caractéristique, il interdisait de se donner la mort. Gautama dit : « Je ne demande pas la mort, je ne demande pas la vie, j'attends que l'heure vienne comme un serviteur qui attend son salaire» '. Socrate assure que nous autres hommes, « nous sommes ici comme à un poste de vigie que nous ne devons jamais abandonner de notre propre volonté ». Socrate emprunte cette belle parole au langage des mystères. Il l'explique par ce fait que l'homme est la propriété des dieux; c'est pourquoi nous devons attendre jusqu'à ce qu'un dieu ordonne.

L'esprit de l'homme est singulier. La même vie éternelle, en communion avec la divinité, signifiait pour les Égyptiens, d'après le Rigvéda de l'Inde, pour la foi g&thique en Amoratât, pour les Grecs d'Homère, pour les Chaldéens, pour les fidèles d'Israël : rester dans le corps, ne pas voir « le sombre lieu », la tombe, le royaume des ombres, mais demeurer dans la terre des vivants. Un jour vint où une culture plus raffinée, dans l'Inde et dans la Grèce, fit envier le sort de ceux qui mouraient jeunes; alors on attendit la mort dans la paix de l'esprit et même dans le désir d'atteindre à la plénitude de la sagesse. Enfin c'est encore une autre conception que nous trouvons dans la foi chrétienne. Elle nous apprend qu'on possède la vie éternelle dans la vie et dans la mort, par le Christ.

Note sur le platonisme et la brahmavidyd. — Le platonisme avec toutes les idées qui en sont issues et le bouddhisme occupent ensemble une place à part dans l'ensemble des croyances sur la vie future que nous considérons ici. Mais il ne faut pas oublier pour cela les différences fondamentales existant entre les deux doctrines. Le platonisme ressemble plutôt sous ce rapporta la ArflAmflvtrfy^,c'est-à-direàridéalisme brahmanique

d'où est sorti le bouddhisme, en éliminant, à cause de son caractère religieux et anlimélaphysique, la possibilité et l'utilité de connaître l'existence de ce même brahman et âtman qui est

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