‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 234 sur 242 · J. Gottschick, /. c, p · texte numérisé non relu

J. Gottschick, /. c, p

vincible? ne doit-il pas juger que tout est miel, lait et vin? iam non mortalis amplius, sed sempiternam vitam vivens* ». Dans un des sermons qu'il prêcha à Witlenberg, à la fin de Tannée 1530, sur les 6°, V et 8 e chapitres de Jean, nous lisons : « J'ai la vie éternelle par avance; si je ne la possède pas sur la terre, je ne parviendrai jamais à l'avoir; là, dans ce corps, il nous faut l'acquérir et l'avoir » (édition d'Erlangen, 47, p. 367) s . Luther a donné une signification religieuse au salut et à la condamnation, au ciel et à l'enfer. « Croit-on que Ton a un Seigneur miséricordieux, on est sauvé; ne le croit-on pas, on est condamné » (éd. E. 18, 402, de l'année 1519). « La foi véritable est une pleine confiance du cœur en Christ et qui n'est éveillée que par Dieu. Qui Ta est bienheureux, qui ne l'a pas est condamné » (/. c, 15, 542). Dans la 16* des 95 thèses qu'il afficha la veille de la Toussaint 1517 à la porte de l'église du château à Wittenberg, sont contenues ces paroles : « Il semble que l'enfer, le purgatoire et le ciel aient entre euxlaméme différence que celle qui existe entre le désespoir, le demi-désespoir et la félicité 1 . »

Nous avons déjà vu que pour Luther le point d'attache immédiat de la vie future avec l'état présent du chrétien ne

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