Abinal et Vaissière, loc. cit., p. 221 et seq
3. Vçluspâ, 38 ss. La question est de savoir si l'idée originelle était la merde l'atmosphère (H. Gering, Die Kdda, 73, note 3), et non, le fleuve des morts, quand il est parlé du fleuve sur le chemin à Valhçll, comme par exemple Grimnesmâl, 21.
chez les Indo-Germains (le Kcrberos des Grecs, le Garni aboyant de l'Edda), que chez les Océaniens ou les Indiens. Les Mexicains aussi symbolisaient l'horreur que leur inspirait la mort par « le grand serpent » et le crocodile Xochitonal 1 . L'imagination des Fidjiens a peuplé la route des morts de toutes sortes d'aventures. A peine le mort est-il à bord du canot, qu'un perroquet en avertit Samuyalo, démon hideux, qui cherche à le blesser et à le tuer avec sa massue. Les morts qu'il blesse sont condamnés à errer sur les montagnes ; il fait cuire et mange ceux qu'il a tués. Les fortunés qui lui échappent rencontrent de nouveaux dangers. Derrière un pic élevé, au fond d'un gouflre> s'étend un lac profond, où le chemin finit. Les âmes qui se laissent persuader de s'asseoir sur une rame, posée au-dessus du précipice, sont jetés dans le précipice par un vieillard et son fils, qui guettent l'arrivée des pèlerins. Ceux qui traversent cet endroit sains et saufs arrivent enfin à Mbulu, la terre des morts. Notre dessein n'est pas de donner un tableau complet de toutes les fables dont les peuples enfants avaient rempli le mystère de la tombe. Nous cherchons à découvrir quel était le moyen de vaincre sur cette route. Les récits de Perrot et les autres témoignages ne laissent pas de doutes. C'est la vigueur personnelle, la force intellectuelle et corporelle, le pouvoir d'accomplir des actions remarquables; en un mot, et pour employer l'expression typique dont se sert M. Marillier d'après les Mélanésiens, le mafia de l'homme. Quelquefois même cette adresse consiste en la connaissance d'une formule qui aide le mort dans ses épreuves sur le chemin des enfers, comme chez les anciens Égyptiens, d'après Maspero.Ici nous atteignons les limites de celte forme de la survivance et nous entrons dans celle où la condition de l'homme est déterminée par sa piété durant la vie.
c) D'après les différents genres de mort.
Quand le sort de l'homme après la mort est considéré comme la conséquence de la manière dont il meurt, c'est le