Nicaragua, Us people, scenery, monuments. îï, p. 350 ss
plutôt Frigg, qui, d'après le Grfmnesmâl, i4, s'emparait de la moitié des combattants. Ceux qui meurent de maladie ou de vieillesse sont emmenés dans la demeure de Hel [Gylfaginning, 34). Les einherjar, qui sont morts par le fer (Grimnesmdl, 8, 53) et qui résident dans la Valhçll, la salle d'O/ienn parée de boucliers [Gylfaginning, 2), y mangent le lard du verrat Saehrimner et boivent l'hydromel qui empêche de vieillir. Ils se battent les uns avec les autres tous les jours, mais se retrouvent en paix et en joie, chaque soir. Mais de quelle façon le genre de mort est lié à la situation et au métier, c'est ce que nous montrent les paroles que Hàrbarj&r (Hârbarps/jôp, 24) adresse à j&ôrr, quoiqu'elles n'expriment pas une croyance populaire :
Oponn à j aria pas i val f alla enpôrr à prœla kyn.
Auprès d'Oj&enn se rendent les jarls, les nobles qui sont tombés sur le champ de bataille ; auprès de j&drr, les esclaves ; c'est-à-dire, pôrv dans son prûpheim est entouré des paysans qui ont cultivé la terre. II ârbarj&r n'est autre qu'Oj&enn. Dans l'intention d'offenser pôvv, il appelle les paysans : les esclaves, comme auparavant, strophe 2, il avait appelé pôw, le paysan, strophe 6 : le mendiant. Nous voyons que les différents genres de mort sont étroitement liés aux conditions diverses de la vie '.
D'après R. J. Dodge, deux choses seulement peuvent empê-
i. V. Rydberg, l. c.,I, 370 ss., trouve dans la mythologie eddique la doctrine d'un jugement quotidien des morts au tribunal d'Utyr (=Hel, p. 1, 342) dans le royaume souterrain d'Hel. Après ce jugement, les morts devaient être placés soit dans des lieux de délices à Hel ou dans la Valhçll, Asgarjr (= la cour des dieux), soit dans des lieux de punition, à Niflhel. Une semblable rétribution n'est pas confirmée par les sources. V. Rydberg a développé des tendances qui s'y trouvent; mais il a par là créé du nouveau. Ainsi son interprétation hardie de dômr of daupan hvern (« le jugement sur chaque mort ») dans Hdvamdl, 77, comme s'il s'agissait d'un jugement dans l'au-delà, au lieu du souvenir du mort dans ce monde, n'est point acceptable.
chéries Indiens de parvenir aux heureuses terres de la chasse, le fait d'avoir été pendu ou d'avoir été scalpé. Si un ami est scalpé, ce n'est pas la peine de l'enterrer, cela ne servirait à rien . Quand on est pendu et étranglé, l'âme ne peut sortir par la bouche, mais doit rester dans le corps et partager sa décomposition. M. J. J. M. de Groot 1 raconte, dans son grand ouvrage, The religions systemof China, qu'au contraire chez les Chinois comme chez beaucoup d'autres peuples, le fait d'avoir la gorge tranchée est plus à redouter que d'être pendu, car ils se figurent la vie future comme une vie dans la tombe, où il faut que le corps ne soit pas mutilé. La dynastie Chen n'admettait pas dans ses tombes ceux qui étaient blessés par les armes.
Les funérailles, rites observés par les survivants. — Nous avons déjà examiné la croyance très fréquente qui faisait dépendre la destinée future des funérailles. Plus magnifique était la tombe, plus grandes les richesses, plus nombreux les instruments et les vivres enterrés avec le mort, plus il y avait d'esclaves, de femmes et d'animaux sacrifiés en son honneur, plus douce était son existence. Sa tombe n'était pas autre chose que sa maison. S'il laissait sa maison, ce qui n'était pas toujours le cas, c'était pour aller habiter son tombeau, « notre dernière demeure ». Jusqu'à ce que le monument fût terminé, ou indéfiniment, si on n'en construisait pas, la malheureuse âme était condamnée à errer autour de sa maison. Cette pensée a persisté même après que la tombe eût été remplacée par le royaume de la mort, tel que Yinfemm des Romains, oui, même depuis que cette idée a été remplacée ou enrichie de la conception d'une vie future indépendante de la tombe, comme on peut le constater, par exemple, dans le royaume de Yama de l'époque des Védas, Les prêtas de l'Inde, affamés et altérés, hantaient leurs anciennes demeures au lieu d'aller rejoindre leurs pères \ Tertullien raconte, à propos de la religion des Romains % que seules