‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 28 sur 242 · Ch. Lvni · texte numérisé non relu

Ch. Lvni

4. Comparez Popol Vuh, le Code sacré du peuple Quiche à Guatemala éd. ettrad. par l'abbé Brasseur de Bourbourg. La première race humaine a dû périr à cause de ses péchés. Alors, p. 25 ss., les animaux, que ces premiers hommes avaient maltraités, ainsi que leurs marmites, vinrent pour les maltraiter et les brûler à leur tour.

b) Jugement d'après la conduite après la mort.

Même les commencements de la punition appliquée par la société se montrent déjà dans la période qui nous occupe. M. Steinmetz 1 a fait à ce propos la remarque suivante, qui est très frappante. « Précisément la foi dans une continuation, dans un prolongement de la vie terrestre par delà la mort, forçaità accepter l'idée des punitions par delà, en conséquence des fautes commises ici-bas ». Lorsque le châtiment est dispensé parles dieux, il appartient à l'histoire religieuse. Dans le stade qui nous occupe, on trouve l'idée de la colère divine se faisant sentir ici-bas. Nous n'avons pas besoin d'aller chez un peuple aussi développé q u'Israël pour rencontrer cette croyance . Dodge 8 raconte que les Indiens de l'Amérique du Nord croient à une action divine, mais limitée à cette vie. Les Karens retendent à l'autre monde, mais sans transformer la vie à venir en une sanction de l'existence présente. Le missionnaire Baptiste Cross 1 raconte que leur royaume de morts s'appelle Plu, le dieu en est Cootay ; il n'est pas celui de l'enfer, mais seulement le maître du royaume des morts. Cross nous rapporte les propres paroles du conteur, duquel il tient la connaissance de ces fables. « Quand Cootay appelle les hommes dans le royaume des morts et que ceux-ci se trouvent en son pouvoir, si leur conduite lui convient ou qu'ils soient bons, ils sont envoyés au ciel, si, au contraire, ils sont mauvais (dans le royaume des morts, bien entendu), qu'ils battent leurs parents, ils sont abandonnés au dieu de l'enfer, et sont précipités dans ce lieu de douleur, Lérah ». Autant que je sache, la pensée d'une félicité ou d'une souffrance en l'autre monde, méritée par la conduite en cet autre monde, n'existe guère autre part; selon les Karens, ce ne sont que les actions accomplies dans le royaume des morts qui y sont récompensées ou punies.

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