INTRODUCTION
Les croyances iraniennes sur la continuation de la vie mentionnées dans notre premier chapitre n'appartiennent pas au mazdéisme dont nous examinerons, dans noire second chapitre, les véritables idées au sujet du sort de l'âme après la mort 1 .
En Iran, comme aux Indes, en Chine, en Grèce, chez les Hébreux, enfin en tous les lieux où la religion a pris conscience d'elle-même dans l'esprit de quelques génies religieux, nous pouvons distinguer deux éléments très différents l'un de l'autre; d'un côté, la masse des rites et des croyances populaires, et les idées de la religion traditionnelle de la nation, qui, surtout dans leurs parties élémentaires, se ressemblent plus ou moins chez tous les peuples et dans tous les temps ; de l'autre, les religions d'origine historique déterminées, de valeur religieuse et morale très inégale et d'essence très différente et qui ont chacune leur caractère propre et distinctif. Il est difficile d'opérer le triage dans tous les détails entre ces deux éléments, l'élément ethnique et l'élément prophétique ou
1. De même le mythe final, étudié au troisième chapitre, n'est qu'un
résidu d'une époque antérieure à la théologie avestique, résidu inséré
par elle tant bien que mal dans son grand tableau eschatologique, que
nous verrons dans notre quatrième chapitre.