‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 32 sur 242 · E. Hardy, Indische Religionsgeschichte, p · texte numérisé non relu

E. Hardy, Indische Religionsgeschichte, p

4. Die Edda, 16, note 4. V. Rydberg, I, 348, oppose à Gylfaginning une conception plus ancienne d après laquelle tous, môme ceux qui étaient tués dans la bataille, devaient passer par Hel, selon Egil Skallagrimssaga, 45 etc.

5. Fornnordisk religion, mytologi och teologi, dans Svensk Tidskrift, 1892, p. 178 ss,

LA CROYANCE EN LA CONTrSUATION DE LA VIE .).')

la demeure de flel, le sombre et pénible séjour des morls ordinaires, el la Valhçll, la splendide salle céleste de Valfaj5er, « père des tués », d'Oj&enn, le dieu des Vikings, Ton put sans doute encore désigner le sort final de tous, la tombe, par les mots : ce aller cbez Hel ». Nous parlons bien encore de la « tombe, notre dernière demeure ». E. Montet n'a trouvé dans les documents assyro-babyloniens que des indications sur une vie végétative des ombres, mais rien sur une véritable vie future, dans sa plénitude 1 . Le royaume de la mort, que ce soit le Scheôl, le royaume de l'Hadès, Yinferum, le Plu« des Karens, le Tuonela des Finnois, n'était autre qu'une immense tombe commune dans les profondeurs de la terre. Ezéchiel (32, 18 ss.) voit comment les grandes nations sont descendues dans le sépulcre, comment les héros y sont entrés avec leurs armures, Schwally montre qu'il est très difficile de faire une distinction entre le Scheôl des Hébreux et la tombe lorsque, par exemple, Ésaïe dit à propos de Babylone (14, 44) : « On a fait descendre ta magnificence dans le sépulcre, avec le bruit de tes instruments; tu es couché sur une couche de vers et la vermine te couvre ».

Ce que le Scheôl a de particulier, c'est qu'il n'a pas do maître. Yahvéh ne souffre personne à côté de lui.

Partout ailleurs le sombre royaume des morts est sous la domination d'un dieu, Gootay chez les Karens, ou bien d'une déesse, Allatu chez les Ghaldéens, Sednachez les Esquimaux, Hel chez les Germains, Perséphone chez les Grecs, dont lu pouvoir était plus ancien que celui de son mari Hadès '. Le souverain du pays des morts est généralement le premier qui soit mort sur la terre, comme l'Yama des Indiens et l'Osiris des Égyptiens 4 . Mais les mythes de la nature jouent souvent un rôle dans ces conceptions, ainsi que nous le verrons. Nulle part autant qu'en Egypte la vie de la tombe n'a attiré Tatten-

Page 1