Études, I, 343; R. H. /t., XXXVII, p. 421 s
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mains ; dans la Valhçll qui est devenue un endroit céleste l au moins à l'époque des Vikings» et où va le chemin des morts (Hyndluljôp, 6) pour les guerriers du Nord, et la maison de Hel.
Parfois les deux idées se confondent. A l'origine, Yama n'est pas un dieu du Soleil qui descend dans l'autre monde, mais le premier des hommes, le premier des mortels, d'après le Rigvéda, X, 14, 2 : XV11I, 3, 13, le premier qui soit entré dans le royaume des morts, pour cela Yama est appelé mrityu = « la mort », X, 163, 3 S . Le royaume de Yama était à l'origine un royaume souterrain avec un fleuve souterrain \ C'est ainsi qu'il faut comprendre ces paroles : Va sur le chemin de Yama, sur le chemin qui conduit à Yama, le souverain des disparus (Rigvéda, I, 38, 5) *. Le pays d'ombres de Yama, pitrloka, le « pays des pères », était originairement bien distinct du « pays des dieux », devaloka, dans le ciel 6 . Dans son livre magistral sur la religion du Véda, p. 544 ss., M. Oldenberg a mis en évidence ce caractère originaire du royaume de Yama d'être analogue aux nombreux pays souterrains des morts que nous connaissons de tant d'autres mythologies. Malgré la transformation du royaume de Yama, il reste encore des expressions qui nous révèlent son ancienne nature. Les sentiers que prennent les ancêtres sont « profonds » (Atharvavéda, XVIII, 4, 62); le séjour des morts auprès de Yama n'est pas éclairé par le soleil ni par la lune (Atharvavéda, VIII, 2, 45) ; il faut des bacs pour y aller {Atharvavéda, XVIII, 4, 7). Mais ce royaume de Yama, où sont les morts, n'a pas gardé son caractère de lieu obscur, au contraire ; il est rempli de toutes les splendeurs qui conviennent au paradis du soleil et de la lune; Yama
i. E. Siecke, Die Urreligion der lndogermanen, p. 33 s., croit même que 0£enn était originairement un dieu du soleil.
2. A. Noréen, Fornnordisk religion, mytologi och leologi dans Svensk Tidskrift, 1892, p. 180.