Zoroastrische Studien, p
18,76. Avant tout l'enfer signifie lacompagnied'Arïra-Mainyu, l'esprit du mal. L'enfer est appelé dans un fragment de l'Âvesta, son vara, « son enceinte »'. Le péché implique connexion avec le Mauvais. H y a des péchés si graves que celui qui les commet est changé en démon sous forme humaine pendant la vie et devient « un démon spirituel après la mort » (Vendtdâd, 8,31 s.)*.
Le dix-neuvième fargard du Sùtkar Nask de TAvesta sassanide, — Nask qui n'existe plus, — a compris une description détaillée de l'enfer selon le Dinkart, IX, 20.
Dans la littérature pehlvie, — La littérature pehlvie nous dédommage. L'enfer est situé dans le nord, d'où vient tout le mal, et il est gardé par les étoiles du nord, Haptôiringa, la Grande Ourse, pour que les puissances du mal n'envahissent pas la sphère du ciel (Mînâîxrat, 49, 15 ss.). « L'intérieur de l'enfer mystérieux est froid, sec, sombre, pierreux; l'ombre peut y être prise avec la main, et la puanteur coupée avec un couteau « (Bundahis, 28, 47). « Il y a un lieu aussi froid que la neige la plus froide et la gelée. Il y a un lieu aussi chaud que la chaleur du feu le plus chaud, le plus brûlant » [Minatxrat, 7, 27; Bundahis,28 9 48, etc.). En sus des vents froids du nord qui apportaient la neige et la gelée, l'Iran oriental avait un autre ennemi : le vent froid du nord-ouest*. En dépit de la foule qui se presse en cet endroit, quoique mille hommes soient punis dans un espace large de douze doigts (Bundahis, 28, 47) ^ on est dans la solitude et la solitude est pire que la punition. L'abominable nourriture n'étanche pas la soif et n'as-