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Annales du Musée Quimet, XXIV

Dans les Gàthis. — D'abord que signifie asa pour les auteurs des Gâthas! Qu'est-ce qui, d'après eux, fait parvenir au ciel?

Pour beaucoup de ceux qui ont examiné ces livres, leurs expressions artificielles et détournées ont masqué la pensée assez élémentaire et les intérêts simples qui on préoccupent les auteurs. Ces prêtres-chanteurs avaient pour but de s'assurer à eux-mêmes de l'influence pour leur doctrine et de la sûreté pour leurs biens, la protection des petits princes agriculteurs, qui dominaient chacun une partie du pays [danhu, Yiawui, 45, il ; 40, 1)» dans lequel l'horizon politique des Gâthas était circonscrit.

L'idéal théocratique qui revient continuellement dans les Gâthas 1 est une royauté (xsabrdm) qui ressemble à celle de Dieu (44, 9), et qui est d'accord avec le bon Esprit, vohû xéabrdm mananhâ (46, 10), qui veut le bien (ttl, 1), qui suit l'enseignement des sages (31, 22); de bons princes (48, 5) qui récitent et mettent en pratique les paroles du Seigneur (128, 7 s.). Tous ces développements ont un sens unique : le prince obéira et aidera le prophète. A Zarathustra appartient la puissance supérieure (29, 9) en tous les temps (49, 8). La félicité est gagnée avant tout par les offrandes et par le pouvoir accordés aux prêtres et aux hommes pieux (31, 14; 33, 7; 43, 8; 46, 12; 51, 6). Protège-le (44, 1), lui et ses troupeaux (80, 1) ; donne-lui des troupeaux et des hommes (46, 2); partage avec lui la viande que tu manges (32, 8), et donne-lui le salaire pour le sacrifice: « dix cavales pleines et un chameau » (44, 18), et la félicité sera tienne. Car le prophète mérite sa récompense. L'agriculteur doit le nourrir (48, 6).

La demeure de Druj esl réservée aux mauvais princes (49, 11). Les prêtres-chanteurs condamnent surtout les « kavis et les karapans » (32, 12-14; 48,10). Le malheur est que ceux-ci ont envahi la puissance royale (46, 11). Ces mois : karapanâ kâvayascâ signifient « les aveugles et les sourds », mais il ne faut pas que la ressemblance avec les paroles de l'Évangile

1. On pourrait croire que les strophes les mieux conservées dans les textes gâthiques ailleurs difficiles à comprendre, par exemple, 44, 19, doivent leur conservation à ce qu'elles sont particulièrement importantes pour les exigences théocratiques des prêtres.

nous égare : ce ne sont pas ceux qui ont des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre. Ce sont tout simplement a les méchants tyrans » (sâstdrô dragvantô, 46, 1), qui dans l'aveuglement sur leur propre bien, n'obéissent point aux avocats de la bonne religion (34, 8).

Au lieu de bien faire, ils écoutent ceux qui ont une mauvaise religion {drdgvatô daênd, 49, 4) et qui disent que les vérités de la religion ne sont pas réelles (34, 8). L'autre groupe des ennemis des prèlrcs-chanteurs à qui l'enfer est destiné se compose des hérétiques qui soutiennent une autre sorte de piété, probablement le mazdéisme ethnique, communément répandu et contre lequel les Gâthas se dressent avec leur système social et religieux. Ceux-là veulent tromper les hommes pieux (31, 20), égarer l'esprit (32, 4) et engendrer la corruption (44, 14). Pour accomplir les saints devoirs qui assurent la félicité, il ne faut pas aller à ces méchants (32, 9). De la main des bons princes, le Seigneur fait périr les méchants (83, 8). « Que l'homme se conforme au désir du fidèle avec si peu que ce soit, et aussitôt qu'il le peut, avec plus de ressources, mais (qu'il soit) mauvais pour le méchant » [akô drdgvâitê 47, 4). Écoute-moi, demande le prophète, mais emploie l'épée contre les hérétiques (31, 18).

Que voulaient donc ces prêtres-chanteurs? Étaient-ils conduits seulement par l'amour du pouvoir? Non, ils ont un but très net et très défini, avant tout celui de favoriser l'existence heureuse et paisible d'une population qui cultivait les champs et soignait le bétail. Après le devoir de protéger les prêtres et de persécuter leurs rivaux, il n'y a pas de vertu qui soit plus utile à l'âme, que l'habitude de bien traiter le bétail (46, 4), de ne pas battre la vache, ni de la tuer, ni de la voler (32, 12 ; 44, 20 ; 47, 3), mais de lui donner de la bonne pâture. Tout le deuxième chapitre de laGàthaAhunavaiti traite ce sujet. Le bon cultivateur {fsuyantdm) et celui qui s'applique à soigner les pâturages (vâstryâ, 29, 5 ; 31, 9 s.) sont les favoris des prêtres et les sectateurs de la vraie piété. L'idée de ce culte rustique et sain est très simple : Le Seigneur très sage laisse croître l'herbe pour les bestiaux, le soin du bétail nous donne bonheur, prospérité et force ; pour

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remercier le Seigneur, les bons propriétaires des champs doi ven t nourrir les prêtres (48, 6). Mais les desseins du prophète sont combattus par les tyrans, « les aveugles et les sourds », par les petits princes qui oppriment (31, 15) et violentent les cultivateurs (32, 11) avec leurs rapines et leurs guerres continuelles, préférant le gain à un travail utile et ordonné (32, 12), par ces chefs nomades qui no veulent pas demeurer dans les conditions que leur fait le nouvel ordre de choses.

Une opposition religieuse apparaît ici sous cette opposition sociale. Tuer la vache n'est pas seulement une mauvaise action, mais une ancienne forme de sacrifice combattue par les Gàthas. Ceux qui sont opposés au syslème gàthique soutiennent que l'action de tuer la vache {gdus jaidydi) assure l'éloignement de la mort (dûraosam, 32, 14).

Une opposition morale se mêle aussi à l'opposition sociale. En même temps que la théocratie et le soin des bestiaux, avec ce qui s'y rattache, les Gàlhas recommandent comme « des actions selon le Seigneur, conformes à la Piété » (28, 4), et qui servent à gagner le ciel, quelques vertus dont le lien avec les exigences déjà citées est visible. « L'immortalité » est réservée au bon agriculteur et à celui qui vit comme il faut {drd&djyôï), à l'opposé du méchant qui mérite la mort (29, 5). Ici nous entreverrons déjà les trois vertus principales du mazdéisme : la générosité, la vérité et X activité f .

Au devoir théocratique de nourrir les prêtres se joint immédiatement le commandement d'être généreux envers les hommes pieux et les pauvres (34, 5) ; cette vertu est louée par les deux femmes, une belle et une laide, qui représentent la vie spirituelle, bonne ou mauvaise, du défunt au pont Cinvat. La vérité nous force d'ajouter que ces pauvres hommes de

1. Saddar, 65, 8 : « Les quatre principes de la religion de Zoroastre » sont « d'être généreux envers celui qui le mérite, d'être juste, d'être amical envers tous les hommes, d'être sincère et vrai et de tenir loin de soi la fausseté ». 81, 10 : « La bonne œuvre que tu peux faire aujourd'hui ne la remets pas à demain; » 16 : « À chaque devoir et à chaque bonne œuvre que tu fais, l'ennemi Paresse dit : « Tu vivras longtemps, tu pourras faire ce devoir n'importe quand », et l'ennemi dont le nom est « Après » dit : « Laisse pour le moment, tu peux faire ceci après. »

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piété à qui Ion doit secours, non seulement portent le même nom (drigilm, 34, 5), mais font profession aussi de la même misère systématique que les derviches des temps postérieurs,, et que la miséricorde a ses limites : « Celui qui fait des dons au méchant (hérétique, dragvatô daddt, 32, 10) entrave la religion » et « celui-là même est mauvais qui envers un mauvais est bon » (hvô zt drdyvâ y» drdyvâitê vahiétô, 46, 6).

La véracité, Thonuêtelé, la vertu des Perses en particulier 1 est exaltée par son opposition à l'hérésie, dont l'essence est la tromperie. « Vous trompez [ddbdnaotâ) l'homme, à Tégard de ces deux choses: le bonheur de la vie et l'immortalité » (32, 5). Les auteurs des Gâthas méprisent le trompeur, l'hypocrite {dav%scind 9 31, 10), ceux qui savent, mais qui ne pratiquent pas (34, 9). L'Avesta postérieur les désigne sous le nom de: Asamaogha, « ceux qui ont les pensées et les paroles de la religion, mais n'en accomplissent pas les actions » (Yasna, 9, 31). Ce vice est flétri déjà par les Gâthas.

L'activité se rapporte au travail des champs et au soin des bestiaux; elle était une condition essentielle d'une civilisation qui devait lutter incessamment contre de dures conditions naturelles. Condamnalionà celui qui ne travaille pas (avdstryâ, 31, 10). Dans les Gâthas, la diligence est avant tout un devoir dans le travail quotidien. La diligence et la vigilance font aussi partie des devoirs religieux; le Yendîdâd, 18, décrit comment le cultivateur est réveillé pendant son doux sommeil, par la pensée que le feu a besoin d'être entretenu. La paresse aux longues mains, Bûsy^sta, qui est le démon du sommeil paresseux et impur {Vendîddd, 18, 46), accourt vite, et veut le rendormir : « Dors, pauvre garçon, ce n'est certainement pas le moment de te lever. » Mais le coq chante, c'est l'oiseau du saint Sraosa, de Fange de l'obéissance. Celui qui le premier se lève et met quelque chose sur le feu, vient au ciel le premier. Tel est l'esprit des Gâthas, si ce ne sont pas leurs paroles.

1. Le mensonge, drauga, est le mal suprême, d'après les inscriptions de Darius. Hérodote a loué les Perses pour leur véracité. « Ce qu'il y a de plus honteux pour eux, c'est le mensonge ». Cpr. F. Justi dans Grundriss der iran. Philologie, II, 398 8.

Dans les Gàthas, d'autres vertus' encore et d'autres péchés sont nommés comme dignes de « la demeure des hymnes » ou de « la demeure du Druj ». Les petits princes sont punis pour leur violence, leur tyrannie et leur manque de miséricorde (31, 15), pour leur mépris du droit (32, 12). Les devoirs de famille sont loués dans la Gâtha Vahistôisti.

Mais, nous ne saurions guère au moyen des Gàthas seules quels étaient les devoirs proprement religieux, pour ces prêtres-poètes. Ils les regardent comme chose connue et fort claire qu'ils n'ont pas besoin de préciser. Il s'agit, en premier lieu, des sacrifices et des hymnes, des sacrifices en conformité avec la règle liturgique (ârmaiti, 48, 10 ; 44, 6), puis il s'agit d'écouter et d'étudier la loi (28,2 ss.). Même un ennemi héréditaire, un Touranien, sera sauvé s'il accepte la bonne religion et s'il emploie les formules prescrites (46, 12). Il y est fait aussi une fois allusion aux commandements de pureté; on ne doit pas jeter un mauvais œil sur le soleil (32, 10).

Dans l'Avesta postérieur. — L'Avesta postérieur complète notre connaissance des conditions de la félicité. Ce n'est pas notre dessein de reproduire les innombrables prescriptions qui se rapportent à cet objet 1 . On peut, à notre point de vue moderne, les partager en trois groupes principaux : les prescriptions qui concernent les sacrifices, les cérémonies, les offices, les hymnes, les prières, l'enseignement de la loi, tout ce qui a trait au service divin dans les temples et dans la maison, y compris les signes extérieurs de la religion; en second lieu les méticuleux commandements de pureté ; et enfin ce que nous appelons les règles morales.

Il y a là un mélange curieux de pratiques magiques, de connaissances naturelles, de rites puérils et de devoirs moraux très purs. La formule de prière, Ahuna Vairya, d'abord lue, puis chantée et répétée par cœur, oblige le Seigneur à conduire l'âme trois fois, s'il fallait, sur le pont Cinvat jusqu'à ce

1. Un écrit pehlviqui date peut-être du commencement du vi e siècle, Ganjeèdyagdn, p. 21, publié et interprété par Behramji Saiyana, Bombay, 1885, prescrit qu'un tiers du jour (avec la nuit) soit consacré aux exer* cices de la religion, un autre tiers à cultiver la terre, un tiers à manger, prendre de l'exercice et se reposer.

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qu'elle atteigne le paradis, mais si quelqu'un omet la moitié ou la troisième ou la quatrième ou même seulement la cinquième partie, le Seigneur éloignera son âme du paradis à une distance égale à la largeur de cette terre (Yasna, 19, 6 ss.). Une seule brassée de bois sur la flamme sainte, un seul faisceau de barasman * apporté comme élément végétal du sacrifice, mène le fidèle au paradis [Fragment Tahmuras 24, A. M. G., XXIV, 61 s.). La récitation de toutes les prières Staota Yêsnya vous fait parcourir le chemin entier jusqu'au Garônmâna ( Yast, 24, 28). « Si un mazdéen laisse tomber sur un cadavre aussi peu qu'une jeune fille peut laisser tomber [de fil] quand elle coud, il n'aura pas de place dans le paradis » (Vendtdâd,&, 61 s.).

Voici des conditions du salut qui ont un caractère plus moral. Donne de la viande au pauvre, même si le morceau n'est pas plus grand qu'un coq, dit le Seigneur, et je ne t'interrogerai pas deux fois à l'entrée du paradis (Vendtddd, 18, 29). Ceux-là verront le paradis qui donnent le plus aux hommes pieux et qui les tourmentent le moins 1 (Fragment Tahmuras 49). Celui qui s'estime plus haut qu'il ne le mérite, commet un péché, tandis que celui qui s'estime à sa propre valeur ou au-dessous, gagnera le paradis et les demeures de l'éternelle lumière {Fragment Tahmuras 37 s.).

L'unité des normes de la rétribution. — Parmi les quatre péchés les plus graves, qui rendent enceinte la Druj, démon féminin du mensonge — à bien distinguer du Druj masculin, nom du diable — nous trouvons les trois transgressions suivantes qui sont ainsi mises sur la même ligne par le mazdéisme : refuser au pauvre la moindre partie des biens amassés; uriner sur son pied ; ne pas porter la ceinture et la chemise sacrées après avoir atteint l'âge de quinze ans. Le dernier péché, qui est directement religieux et ne concerne pas la pureté, ni les relations avec le prochain, est même considéré comme le plus grave. Lui seul ne peut pas être expié. De même Artft

1. « Faisceau de tige? d'arbres en nombre variable, Jiées avec uo lien fait de feuille de dattier, qui dans le sacrifice, représente l'ensemble de la nature végétale ». J. Darmesteter, A. M. G., XXIV, 207.

2. Saddar, 79, 6 : L'homme généreux a trente-trois chemins pour aller au ciel, les autres n'en ont qu'un chacun.

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Yiràf voit dans l'enfer des punitions aussi terribles appliquées aux transgressions de règles de pureté qui nous semblent mesquines qu'aux plus graves fautes morales. Nous ne devons pas oublier que les distinctions que nous faisons à cet égard n'existaient point pour les fidèles de l'Avesta. La morale et les rites ne se séparaient pas pour eux comme pour nous. Les divers commandements avaient pour eux une profonde unité. Ils rapportaient tout à l'asa, à l'harmonie du monde, à Tordre bon et salubre dans tous les domaines de la vie. Si nous faisons un effort réel pour nous placer dans leur état d'esprit, il ne nous est pas impossible de ressentir cette unité, et par cela même nous saisissons en même temps le vrai caractère du mazdéisme. C'était la vie, que toutes ces règles étaient destinées à propager et à favoriser : la vie forte et saine, telle qu'ils la comprenaient, la vie du corps qui ne doit pas souffrir de diminution par le péché, ni par le besoin, ni par les mauvais traitements, même pas par les macérations qui d'après les autres religions sont agréables à Dieu (« dans notre religion on ne jeune pas de nourriture, mais de péchés, » Saddar, 83); la vie de l'âme qui se nourrit du saint enseignement et de l'adoration de Dieu; la vie de la race qui place le mariage et la préservation des descendants parmi les plus saints des devoirs et punit toutes les transgressions qui peuvent empêcher la génération, même la pureté voulue; la vie de la nature, protégée dans les animaux domestiques et la culture des champs par la lutte contre les bêtes malfaisantes et contre les dures conditions de la nature» même dans le respect qu'on devait aux bons éléments. Si opposées que nous semblent toutes ces exigences, elles avaient pour le mazdéisme le but commun de faire progresser la vie et de préserver de la perte de la vie dans toute l'éternité. Il ne faut pas chercher dans le mazdéisme le dégoût pour la vie terrestre et une aspiration quotidienne au bonheur du ciel. On trouve, dans un écrit pehlvi qui prétend dater du vi e siècle, l'idée qu'il appartient à la dignité religieuse de l'homme de désirer le ciel. Mais lorsqu'on est malade, il faut d'abord souhaiter de recouvrer la santé.

1. Voy. Le génie du Mazdéisme dans les Mélanges Ch. de Harlez, p. 301.

El seulement lorsque toute espérance de guérison pour le corps est abandonnée, on aspirera à la délivrance de son âme 1 . Le point de vue de la rétribution a altéré ou même déchiré le lien organique entre l'exercice de la piété et le salut éternel. Dans notre dernier chapitre, nous montrerons des mythes et des conceptions, où ce lien apparaît.

Le contraste des normes de la rétribution avec l'idée de la continuation. — Puisque nous étudions les conditions de la félicité, il nous faut rechercher comment, par le dogme de la rétribution, l'autre vie est devenue un renversement de toutes les grandeurs terrestres. Là où règne l'idée de la simple continuation de la vie, la répartition du bonheur et du malheur dans la vie future, à moins que tous ne soient précipités dans le même monde obscur, est un simple prolongement de la puissance ou de la misère de la vie présente. On trouve, au contraire, dans un fragment de l'Avesta, tiré du sermon bien connu sur la mort, appelé Aogemaidê d'après son premier mot, ceci : « Le méchant acquiert des troupeaux de bœufs, le méchant acquiert des chevaux,... des troupeaux de moutons et de blés. Cherchez un troupeau de bonnes œuvres, 6 Zarathuâtra, hommes et femmes ; car un troupeau de bonnes œuvres est plein de salut 1 . » Et dans un autre fragment (Tahmuras 40) :« OSpitama Zarathustra, celui qui en saisissant les œuvres (ou « les bijoux, ornements », pis a) du monde corporel ruine le monde spirituel, à celui-là ne sera pas donnée la lumière (du ciel) ni mon meilleur monde à moi, Ahura Mazda ». Ne sois pas infatué de tes grandes relations (Mînôlxrat, S, 108, 120). Car nulle faveur ne sera accordée aux seigneurs, ni aux rois dans le jugement (Dinkart, IX, 69, 45). Dans cette vie à venir des changements remarquables peuvent se produire. Les fidèles opprimés se consolent à la pensée des peines futures qui attendent les puissants oppresseurs {Yasna, 49, 10). Zarathuâtra dit dans l'ouvrage pehlvi, le Bahman Yaôt, interprété par West (2, 12) : « Je vis un grand seigneur, avec beaucoup de richesses ; son âme infâme dans son corps était affamée

1. Ganjeëâyagdn, etc. , éd. Peshotan Daslur Behramji Sanjana, Bombay, 1885, 16.

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