‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 7 sur 242 · INTRODUCTION O · texte numérisé non relu

INTRODUCTION O

la plus élevée dans le christianisme : la vie éternelle. Le point de vue diffère ici (dans notre v e chapitre) de ceux des quatre chapitres précédents.

La vie future peut être considérée : 1° Du point de vue de la nature physique ou delà métaphysique, soit en ce qui concerne l'existence de l'individu (chap. î), soit en ce qui concerne les destinées finales du monde (chap. m). 2° La vie future peut être considérée du point de vue moral comme une sanction morale donnée après la mort à la vie actuelle des individus et des peuples (chap. u et îv). Enfin 3° la vie future peut être considérée du point de vue religieux, comme union avec Dieu, opérée déjà dans cette vie par des moyens très différents, depuis les rites magiques et le caprice des dieux jusqu'à la communion dans l'amour enseignée par l'Évangile.

Ainsi nos cinq chapitres ne reproduisent pas une évolution générale unique des idées eschatologiques; il y a une évolution entre les croyances décrites aux i er et n e chapitres; il y en aune autre entre celles des m e et iv c chapitres, et enfin une troisième dans les diverses idées traitées au v e chapitre. Ainsi les trois groupes : 1° chap. i-ii, 2° chap. iimv, 3°chap. v, représentent trois évolutions distinctes et parallèles, qui peuventcoexisterauseindelamême religion.

11 m'importe de faire remarquer que cette division de mon travail n'est nullement un système aprioristique. Au contraire, ce n'est que l'analyse longtemps poursuivie des croyances et des doctrines elles-mêmes qui m'a amené peu à peu à voir leur groupement général au point de vue de leur sens religieux. Lorsque j'ai commencé ces études, il y a huit ans, je n'ai reconnu dans la religion iranienne que les trois principes de la continuation, de la rétribution et de l'eschatologie proprement dite (chap. î, n et iv). Plus

t) INTRODUCTION

tard, l'analyse du mythe Mahrkùsa-Yima (chap. m) m'a convaincu que le sort du monde, tel que nous l'y trouvons est une analogie avec ce que constitue pour l'individu la simple continuation après la mort. Il y a deux ans seulement, le caractère distinct des croyances réunies maintenant au \ e chapitre s'est imposé à mon esprit. Ces croyances ne rentraient pas dans le cadre des autres grandes formes eschatologiques et leur diversité semblait déconcertante jusqu'à ce que je me sois aperçu qu'elles ont, malgré l'apparence, un caractère commun et bien distinct : de désigner la possession actuelle de l'immortalité par l'union avec le divin.

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