Miïahyit, nom plur., Roth
6. Charles de Harlez, Avestica, III dans Bezzenberger, Beitraege 9 XVI, 341, l'interprète tout autrement, comme une simple répétition de la pensée précédente. Même l'interprétation ordinaire ne contient aucune pensée qui soit invraisemblable dans les Gàlhas.
7. D'après les daslours parsis el d'après Bartholomae ce verset prouverait la connaissance du hamîstakân.
Le mot de hamîslakdn esl un adjectif pluriel en pehlvi, désignant ceux qui se trouvent dans l'état visé par le mot. Il peut être comparé à drujaska, adjectif qui se présente deux fois dans noire Avesta (Ve?ididâd, 19, 40 et Yast, 24, 26), au génitif pluriel drujaskanqm, dans le sens d'« appartenant au Druj, au démon du mensonge », tandis qu'en pehlvi drûjaskân signifie une certaine partie de l'enfer '. Hamlstakân veut dire « ceux qui sont ensemble », ou « les égaux », ou « ceux chez lesquels se trouve l'égalité entre le bien et le mal ». Artà-Vlrâf appelle les âmes qui sont là : ham yekavîmûndd flamand, « ceux qui sont ensemble » ou « dans un état semblable » \ traduction pehlvie du mot avestique : hdm9myâsaite (Yasna, 33, 1).
Le lieu intermédiaire est placé dans le vaste espace entre la terre elles étoiles qui forment le premier paradis (Minôizrat, 7, 18)*. Il n'y a pas là absence de châtiment ou de récompense, mais seulement comme une légère pénitence produite par le froid et par la chaleur {Mlnôtxrat, 7, 19; Artâ-Virâf, 0).
Ce lieu intermédiaire n'a du reste jamais eu dans le mazdéisme l'importance que le purgatoire a prise chez les catholiques. Même il n'est jamais nommé dans le livre d'édification Ganjesâyagân, lequel cependant s'occupe beaucoup du sort de l'âme. Après avoir expié leurs péchés au purgatoire, tôt ou tard les âmes entrent dans le ciel. Mais dans le hamistakân mazdéen elles demeurent jusqu'à la résurrection. Le mazdéisme n'a pas besoin d'un purgatoire pour la purification des âmes. L'enfer remplit ce rôle. Ceux qui y entrent ne sont pas obligés d'aban-
1. Comparez Dtnkart, VII, i, 7, de G&yômart, le premier homme qui pour avoir dit la vérité devint garôtmânfg « appartenant à garôtmân », le ciel le plus élevé, ou bien « approprié à garôtmân ».
2. Le plus éminent connaisseur du pehlvi, M. West, traduit hamîstakdn par « the ever stationary » de hami, hamâi, toujours ; cf. hamttak, toujours. Cette traduction devrait donc être abandonnée. — M. West a proposé plus récemment dans The Journal of the Royal Asiatic Society, 1899, juin, p. 609 s., de traduire haméstagân par « the ever stationary » ou bien « t/tose staying logether ». Il ajoute : « so the pahlavi notion of « immobility » should probably be modified eilher into « crowding together » or « equal propensity for good and evil » .