Mogk dans Paul, Grundriss, 1116 s
4. Erwin Rohde, Psyché, passim; Gustaf Dalman, Die Worte Jesu, I,
figure d'un juge, il faut que la société soit devenue une société légale. La connaissance du jugement de Dieu est aussi ancienne que le droit pénal de la société. Mais la foi en la rétribution divine peut exister pendant des siècles sans s'appliquer à la vie future. Les conditions de son extension après la mort sont très diverses et se soustraient en partie à notre connaissance. 1° Un certain individualisme dans la compréhension des rapports de Dieu avec l'homme favorise évidemment la prolongation des châtiments et des récompenses après la mort. Le sentiment de la solidarité de la société religieuse tel qu'il existait chez les peuples sémites a retardé l'intérêt pour le sort des individus après la mort. Aussi longtemps que la communauté religieuse se sent forte et victorieuse dans cette vie, le centre de gravité de la piété n'a pas besoin d'être transporté dans l'existence à venir. Mais dès que l'on affirme la responsabilité individuelle de sa propre vertu et de ses propres péchés, en face de la solidarité de la nation, comme lorsque les épreuves éclatèrent sur le peuple juif (Jérémie, 31,29; ÉzéchieL 18), le chemin est ouvert à la pensée d'une rétribution après la mort. 2° Cette croyance aux récompenses et aux châtiments au-delà de la tombe a trouvé un terrain admirablement préparé dans les conceptions mythologiques des Indo-Germains. Le royaume du soleil et mainte autre représentation analogue, suggérée par la contemplation de la nature sans aucun rapport avec la vie future, purent être peuplés le plus facilement du monde d'après un nouveau principe, celui de la piété des défunts.