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LE GOUT

Organe du goût. L'organe du goût siège sur la muqueuse linguale. La langue, que cette muqueuse recouvre, est un organe musculeux fixé par sa base au maxillaire inférieur et à l'os hyoïde, et attaché en arrière à l'épiglotte par des replis.

La langue se compose, comme nous l'avons vu, d'une charpente

L'ODORAT, LE GOUT KT LK T«, (( n kj..

musculeiise con.ix.s.e (!<> 17 n.usrlcs, dont 8 pairs et 1 in.n.i,- Is s alU.rl.rnl ,.„• uur .l. In„s extrémités a l'os hyoule, m, maxil-

lon.le de a nnu^ucus, linguale. Dans leur épaisseur se trouve une cloison ld)reuse n.ediane, fixée par sa l.ase i, l'os l.vo.de

La muqueuse de la langue l'enveloppe à la nuTnière d'un élu. Llle est tres-n.inee sur sa laee inférieure et très-épaisse sur sa face supérieure , (,u elle présente des papilles de formes diverses fliliormes, kingiformes, calieiformes), qui recouvrent la surface de la langue comme un épais gazon. Dans ce gazon viveift le plus souvent un grand nombre de chan.pignons microscopiques (L^ptothriv buccaUs) et de vil.rions -. Toutes les papilles contiennent chacune une ou plusieurs anses vasculaires et des filets nerveux très-nombreux.

Les vaisseaux de la langue viennent de l'artère linguale- ses veinés suivent le trajet des artères et vont se jeter dans la Lmlaire externe; ses lymphatiques fort nombreux ont pour origine principale la surface des papilles. C'est cette multiplicité des vaisseaux qui fait que les papilles linguales , en même temps qu'elles représentent des organes de sensibilité, constituent aussi des or-ane^ d absorption très-puissants. '^

La langue reçoit ses nerfs de trois sources : du lingual, branche du trijumeau, du glosso-pharyngien et du nerf hypoglosse.

Le nerf lingual traverse la langue et se termine dans la partie de la niuqueuse linguale qui recouvre la pointe et les deux tiers antérieurs de l'organe. Il donne h ces régions leur sensibilité gustative. ^

Le glosso-pharyngien se distribue au tiers postérieur de la même muqueuse, auquel il donne également la sensibilité gustative.

L hypoglosse répand ses filets dans les muscles de la langue et préside uniquement à leurs mouvements.

On croyait autrefois (pie c'était le glosso-pharyngien qui était

* Les huit pairs sont : le stjjlo-^losse, le hyo-c,losse, le ijtosso-staphyUn, le pharyngo- :,lo.,c k lm!J^ud^nfer^eur, Vamyjdalo-glosse, le génio-glos,e , \eUngual ^,-«4ml Le muscle impair est le lingual supérieur. ' ^

** Voy. fig. 20, 22 et 23.

uniquement le vrai nerf du goût, et le lingual était considéré comme ne pouvant percevoir que les impressions tactiles. D'après les expériences de Panizza, l'excision du nerf lingual anéantirait la sensibilité tactile, en même temps que le mouvement et la sensibilité gustative seraient conservés ; tandis que l'excision du nerf glossopharyngien serait suivie de l'abolition du goût, sans que les mouvements ni la sensibilité tactile fussent atteints. L'animal, dans ce déf-

is Mis

Fig. 253. — ycrfs de la langue.

nier cas, mangerait les aliments les plus amers sans répugnance. [Mais, d'après des observations plus récentes, la section du glossopharyngien n'a d'autre résultat que de diminuer la sensibilité gustative de la langue. On peut, du reste, constater facilement que la pointe et les bords de la langue, où ne va pas le glosso-pharyngien^

* I) Nerf trjumeau. — 2) Nerf lingual. —3) Corde du tympan.— 4) Nerf facial. — 6) Ganglion splioiiopalatin. -r ') Rameau du facial. — 8, 8) Nerf glosso- pharyngien. — 9, 9) Nerf grand hypoglosse. — <0) Anastomose du nerf lingual et du grand hypoglosse. — )2) Artère carotide interne. — ^3) Nerf grand pétreux superficiel. — M) Rameau du grand sympathique. -«- (5) Nerf petit pétreux profond interne. — 16) Ganglion du facial. — i~) Ganglion otique. — 18) Petit pétreux profond externe. — JO) Petit pétreux superficifl. — iiO) Muscle slylo-byoïdien. — 21) Muscle slylo-glosse.

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