‹ La vieChapitre 121 sur 156 · I.MIMKNI'S MJiVKiX · texte numérisé non relu

I.MIMKNI'S MJiVKiX

(le la Irajucnco ilcs plicMoiiK'Ucs iiiconsciciilscliL'/ les ùlius \ivaiits, (|iii'l(|ue élev(S (jirils puissent èlre. Nous avons dit aussi dans le iiitMiii' cliapilic (juc les plicnoinèues inconscients sont d'autant |)lus lV('(juenls cluv, I animal (juc les iilu'noniencs conscienls le sont moins, cl c'est pour cela (pie I instinct — que nous avons délini un raisonnement inconscient — peut être considéré connue étant liabituellement en raison inverse derinlelligence. L'anatomic conipaiee juslilie cette observation en nous montrant qu'il y a entre le centre nerveuv (pii préside au\ activités conscientes, c'est-a-dire le cerveau, et celui (pii préside au\ acti\ités inconscientes, c'estii-dire la moelle et ses dépendances, une sorte de balancement tel ([ue le développement de 1 un entraîne lorcénient la diminution de l'autre. Plus l'aninial est bas dans l'éciielle vivante, plus il est automatique et plus son axe spinal est développé et son cerveau réduit. A mesure ({ue nous nous élevons dans la série des êtres, le rapport inverse s'établit, c'est-à-dire que le cerveau se développe et la moelle épinière se réduit. Entre tous les vertébrés, l'homme est celui qui présente la moelle la plus petite, comparativement à sa masse encéplialique.

(le balancement réciproque des deux, grands centres nerveux, peut s'étudier facilement chez l'embryon humain. Dans les premières périodes de son existence, alors que sa structure est analogue à celle des êtres les plus inférieurs, son système nerveux est presque réduit à une corde dorsale comme celui des poissons, le cerveau étant presque à l'état rudimentaire. A mesure qu'il continue son évolution progressive, sônaxespinal diminue d'importance en même temps ([ue son cerveau en acquiert.

La sphère des actions automatiques et inconscientes est donc d'autant plus vaste que l'axe spinal est plus développé. L'existence de ce centre spécial pour les actes dont il est inutile que Tanimal ait conscience a pour résultat de réduire le travail du cerveau en lui enlevant la gestion des fonctions qui doivent, comme la circulation, par exemple , s'exercer sans relâche, et dont la surveillance incessante aurait été une fatigue considérable pour lui.

Nous verrons dans un prochain chapiti'e à quelle source les éléments nerveux puisent leur activité et comment cette activité

n'est qu'une transformation des forces dont nous avons précédemment abordé l'étude.

Avant d'étudier les propriétés des éléments nerveux et les modes divers sous lesquels l'activilé nerveuse peut se manifester, nous allons examiner rapidement la structure de ces éléments et jeter un coup d'œil sur les différents organes : cerveau, moelle épinière et nerfs, qu'ils forment en s'unissant entre eux.

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