K I. E M K N T S N E R V E IJ X
IciiK'iit les liltres nerveuses venues de la coiiche e(M'lieiile du cei'veaii el du cervelet.
liéduit à sa plus simple expression, le cerveau, centre comiiuin au(|uel, ainsi (jue nous venons de le dire, aboutissent toutes les libres nerveuses, peut ède considéré comme composé de deu\ demisphères, accolées par une partie médiane, au centre de la([uelle se
Vi%. 283. — Dessin sckéinatique montrant la disposition des cellules et des fibres cérébrales.
trouvent les couches optiques et le corps strié. Ces hémisphères sont recouverts d'une couche d'innonjbrables cellules intimement unies entre elles, qui constituent la substance grise du cerveau et sont le foyer des perceptions conscientes et de tous les phénomènes intellectuels. Ces- cellules sont réunies à celles du noyau cérébral (couches optiques et corps strié) par des milliers de fibres
nerveuses, qui se dirigent vers ce dernier comme les rayons partis de la périphérie d'une roue se dirigent vers son centre. C'est l'ensemble de ces fibres qui constitue la substance blanche cérébrale, bien plus abondante, comme nous le savons, que la substance grise.
D'après M. Luys, toutes les fibres qui se dirigent de la superficie du cerveau vers les couches optiques n'y pénétreraient pas. Quelques-unes, arrivées à leur surface, se réfléchiraient sur ellesmêmes après s'y être accolées et iraient se distribuer à la substance grise du corps strié. En raison, du reste, de la situation du corps strié relativement aux couches optiques, toutes les fibres qui arrivent à ces dernières ont forcément contracté des rapports intimes avec le corps strié.
De chacun des points des hémisphères cérébraux partent des libres qui se portent à l'hémisphère opposé et relient ainsi les cellules d'un côté du cerveau à celles de l'autre. Ces fibres, justement nommées commissurantes,, se présentent sous l'aspect de fibres transversales en forme d'arc, plongeant par chacune de leurs extrémités dans les régions de substance grise de chaque hémisphèie. C'est leur partie médiane qui constitue le corps calleux.
Les fibres commissurantes sont d'abord réunies aux fibres qui convergent vers les couches" optiques. Mais leur destination n'étant pas la même, puisque les unes doivent gagner l'hémisphère opposé, alors que les autres se rendent au centre du cerveau, elles se séparent bientôt, et ce serait précisément de leur dissociation que résulteraient, suivant Luys, les cavités auxquelles on a donné le nom de ventricules latéraux.
Quant au cervelet, il semble constituer un appareil de renforcement annexé au cerveau et à la moelle épinière, avec lesquels il n'est en relation que par ses pédoncules. De même que le cerveau il contient à son centre, comme nous l'avons vu précédemment, un noyau de substance grise, relié par des libres aux cellules de sa partie corticale. De ce noyau, qui est aux fibres du cervelet ce que la couche optique est aux fibres du cerveau , partent d'autres fibres , qui constituent les pédoncules et relient ainsi le cervelet h la substance grise de l'axe cérébro-spinal.
Ki.KMKNTs m;i:vi: i:x. 759
Les connaissances que nous venons d'exposer dans ce chapitre sur la structure dos éléments nerveux, et les rapports des organes (|ue ces éléments (^onsliluciil par leui' réunion, vont nous permettre de pouvoir aborder acLucllenicnl ICtude des propriétés de ces diverses parties et celle dii:i importantes fondions qui leur sont dévolues.