‹ La vie humaine de N.S. Jésus-Christ [microform]Chapitre 33 sur 72 · CHAP1TRE XXI · texte numérisé non relu

CHAP1TRE XXI

La Paque de 1'an 28.

Saint Jean est le seul parmi les evangelistes qui nous donne quelques details sur ce que fit Jesus a Jerusalem pendant la semaine de la Paque en Tan 28.

Apres cela , nous dit-il, etait la fe"te des Juifs, et Jesus monta a Jerusalem 1 . On a beaucoup discute au sujet de ce mot la f&te des Juifs : ceux qui veulent reduire a un an et demi la vie publique de Jesus ont dit que la fete mention nee par saint Jean elait la Pentecote, d'autres y ont vu la fete nationale des Purim (fete des sorts) institute en commemoration du sauvetage par Esther des Juifs condamnes a perir en un jour determine par le sort*. Mais pourquoi Jesus aurait-il fait le voyage de Jerusalem a 1'occasion d'une de ces f^tes? Se presenter au Temple pour la Pentecote n'etait plus

1 JEAN, V, 1. Malheureusement plusieurs manuscrits ne portent pas

Tarticle defmi et disent par consequent : Apr&s cela Unit une file

des Juifs, MSTOC Taura ^v lopTYi TWV 'louSaitov. Cette omission a favo-

rise les theories de ceux qui ne veulent pas voir la PSque dans cette

fete.

8 Esther, III, 7.

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obligatoire au temps de Jesus - 1 , et quant aux Purim, fete populaire et bruyante, ils se celebraient non pas dans le lieu saint, mais partout dans le pays, la ou existait une communaute juive 1 . D'ailleurs, pour saint Jean qui ecrivait soixante ans apres la mort de Jesus el vingt ans apres la mine de Jerusalem et la dispersion des Juifs, la fe"te juive sans qualificalif, la fete par excellence, ne pouvait eHre que la fete qui avait vu la mort et la resurrection de Jesus, celle de la Paque.

Bien que 1'annee precedente ies actes accomplis par Jesus a Jerusalem au moment de la Paque, notamment 1'expulsion des marchands hors du parvis des Gen tils, eussent fait une grande sensation, sa presence a la Paque de Tan 28 passa presque inapenjue. La raison en est que Patlenlionet Ies passions populaires furent detournees de lui par une offense tres grave que le procurateur remain Ponce Pilate venait de faire au sentiment religieux des Juifs et qui eut pour consequence, pendant cette fete de Paque, des troubles reprimes violemment avec large effusion de sang juif.

Nomme en 1'an 26 procurateur de Judee par TEmpereur Tibere, Ponce Pilate, des son entree en fonctions, avail deliberement froisse Ies senlimenls religieux et patrioliques de la nation juive. Par egard pour ces sentiments, Ies precedents procurateurs romains 3 avaient evile d'inlroduire dans

1 Ezechiel, quand il forraule Ies regies du culte a observei- apres le retour de la captivite a Babylone, ne parle pas de la Pentecfite (XLV.21 et 25), mais settlement de la Paque et des Tabernacles.

2 Esther, IX, 28.

3 Quatre procurateurs romains s'&aient succede dans 1'adrainistra-

Jerusalem des etendards qui fussent, selon 1'usage de~ Rome, surmontes de panneaux en bois ou etait sculpiee la tete de I'Empereur Tibere : les images taillees au ciseau etaient-, en effet, proscrites par la loi mosaique 1 ; et il paraissait inutile de promener devant les yeax des Juifs des portraits leur rappelant, qu'ils etaient desormais asservis a 'un souverain etranger et pa'ien. Pilate jugea que cetle condescendance de ses predecesseurs etait une faiblesse peu digne de la puissance romaine et il. decida de substituer aux etendards nus, que les soldals remains avaient a Jerusalem, des elendards surmontes d'un medaillon ifepresentant Tibere. II choisit la nuit pour faire cette substitution, comptant que les Juifs s'inclineraient devant le fait accompli. Mais ses previsions furent deques. Des que se fut repandue la nouvelle que des drapeaux portant des portraits de 1'Empereur avaient ete introduits dans Jerusalem, des troupes nombreuses de protestataires partirent pour Cesaree, residence ordinaire du procurateur, et presentment a Pilate une petition pour le retrait immediat de ces drapeaux. Pilate d'abord resista; mais cinq jours durant les Juifs ne se relacherent pas de leurs instances; a la fin, le procurateur obsede les fit cerner par des soldats en armes et les menaca de mort s'ils ne se dispersaient pas; loin d'obeir, ceux-ci se mirent a genoux et, se decouvrant, offrirenl leurs tetes nues aux glaives des soldats en disant qu'ils preferaient mourir plutot que d' accepter

tion de la Judee et de la Samarie depuis la destitution de 1'ethnarque Archelaiis.

1 Exode, XX, 4; Levitiqice,\\\l, 1 ; Deuteronome, IV, 15 et 16.

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un tel sacrilege dans Jerusalem. Pilate n'osa pas donner 1'ordre du massacre ; il s'engagea devant cette foule exaltee a retirer les drapeaux et il les fit en effet rapporter a Cesaree 1 .

Une autre bravade de Pilate centre les Juifs se termina encore plus mal pour lui. Dans 1'ancien palais d'Herode le Grand, que les procurateurs remains avaient pris comme lieu de residence quand ils venaient a Jerusalem, Pilate fit apposer sur les murs de 1'atrium deux boucliers d'or comme ex-voto a des divinile's paiennes. La population de Jerusalem protesta et elle le fit si vehementement que les quatre fils encore vivants d'Herode le Grand furent amenes a la soutenir; Herode Antipas, conjointement avec Philippe tetrarque d'lturee et de Trachonite, et deux autres demi-freres moins connus, firent appel a Tibere de cet outrage inflige a la religion juive dans le s palais de leur pere, et Tibere qui etait alors favorable aux Juifs fit droit a leur plainle et envoya a Pilate Tordre de supprimer ses ex-voto z . Pilate en concut centre Antipas un fort ressentiment qui dura deux ans *.

En Tan 28 un troisieme conflit entre Pilate et le peuple vint a surgir. Jerusalem, ou les ablutions constantes ordonnees par la loi mosai'que reclamaient d'enormes quantites d'eau, souffrait de la rarele de celle-ci ; Pilate pensa a en amener d'assez loin * par

"* FL^VIUS JOSEPHE, Anliquit&s hdbraiques, livre XVIII, chap, in, par. I. Guerre juive, livre II, chap, ix, par. 2 et 3.

2 PHILON, Legatio ad Calum, 38.

3 Luc, XXIII, 12.

4 Josephe dit dans sss Antiques h&braiques (livre XVIII, chap. HI, par. 2) que Pilate placa la prise d'eau a 200 stades (une quaranlaine

la construction d'un aqueduc; le travail fut commence et sans doute les Juifs le virent d'abord de bon ceil. Malheureusement, peul-etre parce que la deperise surpassa la prevision, 1'argent vint a manquer, et Pilate, pour payer les maleriaux et les ouvriers, se mit a puiser a pleines mains dans le tresor du Temple. Les Juifs furenl saisis d'horreur en voyant detourner pour subvenir aux travaux de Pilate des fonds sacres exclusivemenl destines a Tentretien ou a rembellissement du Temple. Aussi quand le procurateur fut arrive a Jerusalem pour la fete de Paque afin d'y veiller personnellement, selon son habitude, au maintien du bon ordre, plusieurs milliers d'hommes, soit habitants de Jerusalem, soit pelerins, vinrent se masser pres de son palais, et ils le sommaient, en accompagnant leur sommation de vociferations et d'injures, d'arreter incontinent la construction deTaqueduc. Pilate avail etc prevenu de la demonstration qui se preparait; et, pour en avoir raison, il avait eu recours a la ruse. II avail ordonne a un grand nombre de soldats d'endosser des vetemerils civils en cachant sous ceux-ci des rnassues ou des batons plombes; ainsi armes, ils se m^leraient a la foule comme s'ils etaienl eux aussi des, manifestants, et a un signal convenu que donnerait Pilale du perron de son palais, ils frapperaient a bras raccourcis sur cette foule. Quand Pilate vit que tout etait pret pour la repression du tumulte, il

de kilometres de Jerusalem ; mats dans la Guerre des Juifs (livre II, chap, ix, par. 4). il eleve a 400 slades le pareours de Taqueduc. On pense que la premiere distance est calculee a vol d'oiseau et la seconde d'apres les sinuositesde la construction. .

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se montra aux manifestants et leur enjoignit de se retirer; ceux-ci n'en firent rien, redoublerent, au eontraire, leurs clameurs; la-dessus Pilate donna le signal, et les soldats commencerenl a frapper autour d'eux sans nulle merci. Alors se produisit parmi les manifestants une panique inexprimable ; surpris par cette agression inattendue et n'ayant aucun moyen de se defendre, ils ne penserent qu'a prendre la fuite, mais beaucoup n'y reussirent pas et furent tiies, les uns assommes par les soldats, les autres ^touffes dans la cohue 1 .

Ce prelude sanglant de^la semaine de la Paque fit que pendant celle-ci les Juifs tout entiers a leur fureur contre Pilate ne donnerent aucune attention a Jesus. II put, sans etre contrarie ni meme remarque, faire toutes ses visites au Temple, y enseigner meme ; il ne parlait qu'a des oreilles distraites. Opera-t-il, comme Tannee precedenle, quelques guerisons dans 1'enceinte du Temple? S'il en opeYa, elles ne frapperent point le public. Seule une guerison qu'il fit hors du Temple, le jour du sabbat dans la semaine de la Paque (samedi l er mai), causa grand emoi parmi les pharisiens; car cette guerison, qui par elle-meme elait deja aux yeux de ceux-ci une violation de la loi du repos, fut accompagnee d'un commandement donne par Jesus a un Juif de commettre un acte directement contraire a cette loi; et dans Tetat d' exasperation ou etaient les pharisiens, ils considererent cet ordre comme un sacrilege meritant un chatiment exemplaire. Mais personne pour le

1 FLAVIUS JOSEPHS, Antiquitis M>rafgues,livre XVIII, chap, in, par. 2 ; Guerre juive, livre II, chap, ix, par. 4.

moment ne sut que Jesus etait Tauteur des acles incrimmes ; ce fut settlement 1'annee suivante, nous le dirons tout a Theure, que les pharisiens connurent que Jesus avait fait la guerison et dpnne rordre. Alors, mats seulement alors, ils resolurent de le supprimer d'urgence par la mort.

Yoici, d'apres le recit de saint Jean, ce qui se passa le jour du sabbat l er mai de 1'annee 28. Aupres de la porte de la ville, nommee Porte des brebis 1 , exis- .tait une grande construction pentagonale nommee ^Bethesda (maison de grace) ; elle etait formee de cinq portiques soudes bout a bout, au milieu desquels etait un bassiri alimente soit par le drainage des eaux de pluie, soit par une derivation de la Fontaine de la Vierge ou de quelque autre source 2 . L'eau de ce bassin possedait des proprietes miraculeuses : Un ange , nous dit saint Jean 3 , descendait de temps en temps* dans le bassin et en agitait 1'eau ; et celur qui etait entre le premier dans le bassin apres la mise en mouvement de J'eau etait gueri de son mal quel qu'il put etre . Saint Jean ne precise rien quant aux epoques auxquelles se produisait le phenomene; mais il est probable que les jours de fete religieuse etaient plus particulierement favorises par le miracle. Aussi pendant la semaine

1 Gelte porte nommee en grec upoSa-ctxri ituXiri, porte probatique, est menlionnee dans le Second livre d'Esdras ou livre de N4h6mias (chap, in, 1); elle se trouvait, croit-on, sur 1' emplacement de la porte actuelle de Saint-Etienne.

2 La traduction exacte du texte de saint Jean est r : II y a a Jerusalem, pres de la Probatique, un bassin nomine en hebi'eu Bethesda ayant cinq portiques . '

4 'Litteralement : au moment propice^Mtv. xatpdv.

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desazymes une grande quantite d'infirmes, aveugles, boiteux, atrophies, se tenaient sous les portiques, attendant avec anxiete la mise en mouvement de 1'eau 1 .

Done le jour du sabbat qui suivit la Paque, Jesus se rendit a Bethesda ; aucun disciple ne 1'accompagnait ; a dessein il avait voulu etre seul. II parcourut les portiques, examinant tous ces malheureux dont les regards etaient invariablement lournes vers le bassin. Aucun d'eux ne le remarqua. Quant a lui, que la compassion animait, il avisa un homme couche sur une civiere et qui paraissait moms captive que les autres par la vue de 1'eau. Depuis trenlehuit ans cet "h6mme souflrait d'ataxie locomotrice, consequence d'exces de jeunesse. Chaque jour, tout au moins aux epoques de 1'annee oil Ton pouvait prevoir que 1'eau du bassin serait secouee par 1'agitation miraculeuse, il se trainait de sa demeure jusqu'a Bethesda et la 'il attendait, etendu sur une civiere 2 .

Durant ce long espace de trente-huit annees, cet homme avait du voir bien des infirmes etre gueris pres de lui; mais, incapable de se mouvoir avec promptitude, il n'avait jamais pu profiter de 1'agitation de 1'eau et'il desesperait de sa guerison. Veuxtu etre gueri? lui demarida Jesus. Seigneur , repondit avec respect 1'ataxique qui .dans cet inconnu devina tout de suite une personnalite d'un ordre

* Dans les Actes des ApOtres (III, 2), il est question d'un boileux qui est chaque jour apporte* par des amis au Temple, a la Porte Belle. Mais lataxique de Be'thesda n'avait personne pour lui rendre ce service, il le dit lui-mftme un peu plus loin (JEAN, V, 1).

superieur, Seigneur, je n'ai personne qui lorsque 1'eau s'agite me jette aussi tot dans le bassin; reduit a mes seules forces je tache d'y parvenir, mais un autreest descendu avant moi .

Leve-loi , lui dit Jesus sans plus de propos, prends avee toi ta civiere et va-t'eh d'ici . Get ordre donne, Jesus laissa cet homme et sortit rapidement de Bethesda, son depart etant aussi inapercju qu'avait ete son arrivee.

Aux paroles de Jesus, Tataxique avail senti la vigueur et la solidite renailre dans ses membres; it se leva sans effort et obeissant a 1'ordre de Jesus il prit sa civiere sur 1'epaule et ainsi charge se dirigea a travers les portiques vers la rue pour rentrer dans sa demeure.

Ce fut une surprise generale dans 1'assemblage des habitues de Bethesda quand ils virent leur compagnon d'infortune se mouvoir allegrement et porter lui-meme sa civiere sans en etre embarrasse. Ils se demandaient comment cette guerison 'avait pu se produire, puisque 1'ataxique n'etait pas descendu dans 1'eau, puisque celle-ci ne s'etait meme pas agitee. Des pharisiens se trouvaient la; pas plus que les infirmes ils ne s'expliquaient cette guerison; mais avant tout ils se scandalisaient de ce que, un jour de sabbat, cet homme gueri transgressat la defense de porter des fardeaux 1 . G'est jour de sabbat , lui firent-ils observer; il ne t'est pas permis d'emporter ta civiere . II leur repondit :

1 II n'y a pas dans le Pentateuque de defense sp^ciale relative aux fardeaux. Gette; defense se trouve dans le livre de J&remie (XYIH, 21). Cf. Second livre U'Esdras, chap. XIH, 15 et suivants. .

Celurqui m'a 'gueri m'a dit : Prends ta civiere el va ; reponse v qui equivalait a dire : Celui qui a eu le pouvoir de me guerir avail aussi le pouvoir de me dispenser de 1'observation du repos sabbaiique.

Les pharisiens a ces mots se mirent en fureur : Quel est cet homme qui t'a dit : prends ton lit et va-t'en? demanderent-ils avec violence. Mais 1'ataxique ne pouvait nommcr Jesus, puisqu'il ne savait absolument pas qui etait son sauveur; il ne pouvait davanlage le montrer, puisque Jesus s'elait esquive de Bethesda aussi tot apres la guerison. Les pharisiens comprirent qu'il etait oiseux de harceler d questions un homme qui ne savait rien ; et dans le trouble d' esprit ou les avail mis leur animosite contre Pilate, ils n'eurent pas 1'idee de rapprocher la guerison qui venait d' avoir lieu a Bethesda de eelles que Jesus avait faites en Galilee en des jours de sabbat et qui leur avaient ele signalees 1 . Bref ils etaient desempares; tout ce qu'ils purent faire ce jour-la fut d'empeeher Tataxique d'emporter sa civiere; il fut contraint de la laisser, quitte a revenir le lendemain pour la chercher.

Cet homme devait plus tard revoir Jesus et le signaler aux pharisiens comme elant celui qui Tavait gueri. Mais cette seconde rencontre eut-elle lieu pendant la periode de quatre jours qui restait a courir avant 1'achevemcnt de la semaine des azymes? Telle est 1'opinion.courante chez les commentateurs, et elle s'appuie sur le fait que saint Jean dans son recit relie Tun a 1'autre sans aucune coupure les

1 Voir plus liaut, page 238.

deux entretiens de Jesus avec 1'ataxique. Mais cette raison ne nous parait pas con vaincante'; nous savons, en effet, que saint Jean aime a grouper ensemble dans le meme chapitre tous les developpements successifs d'un episode, si separes qu'ils soient par le temps; il rejette plus loin Ja mention des fails d'un autre ordre qui sont intervenus au milieu de ces developpements. C'est ainsi que nous le verrons proceder lorsqu'il racontera toutes les suites qu'eut la guerison d'un aveugle-ne faite par Jesus a Jerusalem 1'annee suivante 1 .

Nous croyons, quant a nous, que la seconde rencontre de Jesus avec 1'ataxique et les discussions qu'elle occasionna entre Jesus et les membres du . Sanhedrin eurent lieu en 1'an 29 quand Jesus fut revenu a Jerusalem pour une autre Paque. Dans ces discussions, en effet, Jesus parlera de Jean-Baptiste comme d'un homrne<xleja mort 2 ; or, au mois de mai de 1'an 28, Jean-Baptiste, s'il etait en captivite, etait certainement en vie ; nous le verrons encore elre en communication avec Jesus. En outre, si le Sanhedrin avait des le printemps de 1'annee 28 cherche a faire mourir Jesus 3 , comme il le fit a la suite des discussions amenees par la revelation de 1'ataxique*, il ne lui aurait pas fallu plus d'un an pour mettre en voie d'execution son mauvais dessein; nous trouverions des 1'an 28 trace de tentatives d'homicide dirigees par lui centre Jesus ; or, si entre la Paque de

1 Yoir plus loin, chapitres LXIV et LXVI.

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28 et celle de 29 on voit des intrigues engagees de Jerusalem centre Jesus par les pharisiens, on ne voit pas durant cetle annee rien de mortel ourdi contre lui par le Sanhedrin.

Nous d irons done que Jesus acheva a Jerusalem sans aulre incident la semaine des azymes de 1'an 28, et qu'aussitot apres il repartit avec ses disciples pour Gapharnaum.

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