ISAIE, LXVI
4 Ville du Grand Roi, c'est-a-dire de Dieu lui-mcme. Psaumes, XI-VII, 3; et XCIY, 5.
B Tout ce paragraphe est pai'liculier a saint Blattbieu. Deuteronome, XIX, 21 : Tu exigeras ame pour ame, ceil pour ceil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied . ^On lit dans le Levitique (XIX, 18) : Tu aimevas ton compagnon
288 LA. VIE IHSTORIQUE " '
YOUS dis : Aimez vos ennemis, benissez ceux qui vous maudissent, faites du bien a ceux qui vous haisserit et priez pour ceux qui vous insultent et vous persecutent afm que vous deveniez dignes fils de votre pere qui est aux cieux; car il fait lever son soleil sur les mechants et les bons-et il fait pleuvoir sur les justes et les mjusles. Si vous aimez ceux qui vous .aiment, quelle recompense avez-vous a recevoir? Esl-ce que les publicains n'en font pas autant 1 ? Et si YOUS saluez vos freres seuls, que faites-vous d'extraordinaire? est-ce que les publicains n'en font pas autant? Done soyez vous-memes parfaits comme votre pere qui est dans les cieux cst parfait 2 .
comme toi-meme . Mais, nulle part, dans le Pentateuque, on ne trouve le precepte : Tu ha'iras ton ennemi. II s'agit sans doute la d'une -addition faite au texle de la loi par des intevpretes pharisiens.
1 Les publicains sont cites comme les hommcs les plus depourvus de consideration chez les Juifs; Jesus, personnellement, ne les jneprise pas.
* Les enseignemenls coiitenus dans ces deux dcrniers paragraphes de saint Matthieu sont places par saint Luc (VI, 27-36) immediatemcnt apres 1'enumeration des beatitudes et des maledictions. Mais les redactions des deux ^vangelistes ne sont pas absolument semblables. Voici celle de saint Luc : Mais je vous dis a vous- qui ecoutez : Aimez vos ennemis; faites du bien a ceux qui vous haissent, benissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous insultent. Si quelqu'un te frappe sur une joue, jiresente-lui 1'autre ; et a celui qui t'enleve ton manteau ne refuse pas la tunique. Donne a quiconque te demande, et ne reclame pas de celui qui emporte ton bien. Comme vous voulez que les hommes vous traitent, ainsi traitez-les vous-memes. Si vons aimez -ceux qui vous aiment, quel gre vous en est du? Car les pecheurs euxmemes aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du Men a ceux qui vous eh font, quel gre vous en est du ? Meme les pecheurs en font autant. Et si vous pretez a des personncs de qui vous esperez restitution, quel gre vous cst du? Les pecheurs prelent .anx ptJcheurs pour recevoir 1'equivalent. Mais aimez vos ennemis ; faites du bien et pretez sans rien attendre en retour, et votre recompense sera grande et vous. serez dignes fils du Tres Haul, car il est bon pour les in'grats t les mechants. Devencz done misericordieux, comme votre pere est misericorclieux . , . '
Appliquez-vous a ne pas faire votre aumone devant les hommes, pour etre vus d'eux ; sinon vous n'aurez pas de recompense chez votre pere qui est dans les cieux. Lors done que tu fais 1'aumone ne sonne pas de la trompette devant toi comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues afin d'etre loues par les hommes. Je vous le dis, en verite, ils ont (avec ces louanges) recu leur recompense. Mais toi quand tu fais 1'aumone, que ta maia gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aum6ne reste dans le secret; et ton pere qui voit dans le secret te le rendra au grand jour.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment a prier debout dans les svnagogues et aux coins des places publiques afin d'etre vus des hommes. En verite je vous le dis, ils refoivent ainsi leur recompense. Mais toi, lorsque tu pries, entre dans ta chambre ; et, ta porte fermee, prie ton pere qui est present dans le secret ; et ton pere qui voit dans le secret te recompensera an grand jour.
Mais dans vos prieres, ne bavardez pas comme font les paiens ; il s'imaginent qu'a force de paroles ils seront exauces. Ne leur ressemblez pas; car volre pore sail de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez 1 . .
Vous prierez done ainsi : Notre pere qui es aux cicux, que ton nom soil sanctifie, que ton regne arrive, que ta volonte soit faite sur la terre comme elle Test au ciel ; donne-nous aujourd'hui noire pain
1 Tout ce passage est propre a saint Matthieu.
290 LA YfE IHSTORIQUE
pour notre subsistance; remets-nous nos offenses comme nous-les remettons a ceux qui nous out offenses, ne nous induis pas en tentalion, mais delivre-nous du mal 1 . Car a toi est Ia.-royau.le et la puissance et la gloire dans les siecles. Amen 8 .
Si vous remeltez aux homines leurs failles, volre pere celeste vous les remettra aussi ; mais si vous ne les remeltez, volre pere ne vous les remettra pas nonplus 3 .
Lorsque vous jeunez, ne prenez pas un air triste comrne les hypocrites ; ils font disparaitre leurs physionomies nalurelles afin d'apparaitre aux hommes en jeuneurs*. En verile je vous le dis, ils regoivent ainsi leur recompense. Pour toi quand tu jeunes parfume ta tete et lave ton visage afin que ton jeune n'apparaisse pas aux hommes, mais a Ion pere qui est present a ce qui est secret; et ton pere qui voit dans le secret le recompenses au grand jour 3 .
Ne vous amassez pas de tresor sur la terre ou la mite et la rouille 6 aneantissent pen a peu et ou les voleurs fouillent et volent. Mais amassez-vous des tresors dans le ciel ou ni la mile ni la rouille
1 '.Wo TOU TtovTipoO peut se Iraduire aussi : delivre-nous du malin, ij Ttovvjpd;, le malin, etant quelquefois dans 1'Evangile un synonyme de Satan (MATTHIEU, V, 57, et XIII, 19).
2 Saint Luc place en 1'an 29, a la fete des Tabernacles, 1'enseigncment de 1'oraison dominicule par Jesus a ses apolres (Luc, XI, 2 ctsuivants).
3 Saint Marc place des paroles analogues dans la boticlie de Jesus peu de jours avant sa mort (XI, 25).
' l.t texfe grec marque Ires fortcmenl 1'antiihese enlre faire disparaflrt (ava^n^ouut, qu'ou traduit en general faussement par z7s extenuent] et apparattre (yavtofft). MATXIIIEO, VI, 16.
s Tout, ce paragraphs est propre a saint Matlliieu.
6 Litteraleincnt : le rongement, (3pwe
DB N.-S. JESUS-CHBIST. 291 ,
n'aneanlissent, et oh les voleurs ne fouillent ni ne volent. La ou sera ton tresor, la sera ton coeur '.
Le flambeau de Ion corps est ton ceil. Si ton ceil est clair, tout Ion corps sera lumineux; si ton ceil est terne, tout ton corps sera tenebreux. Si done la mmiere qui est en toi devient tenebres, combien profondes seront les tenebres autour de toi*?
Nul ne peut servir deux mailres; car ou il haira 1'un et aimera 1'autre; ou il s'attachera a ce dernier et meprisera le premier. Vous ne pouvez servir Dieu et la richesse (Mammon 5 ). C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquietez pas pour votre zime de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez., ni pour votre corps de quoi vous vous vetirez. L'ame n'esl-elle pas plus que la nourriture? et le corps plus que le vetement? Regardez les oiseaux du ciel; ils ne sement, ni ne moissonnent, ni n'amassent dans des greniers ; et votre pere celeste les nourrit. Ne valez-vous pas plus qu'eux? El qui de vous, a force de contention d 'esprit, peut allonger sa vie d'une coudee*? Pourquoi aussi vous inquietez-vous du vetement? Consi-
1 Saint Luc place ces paroles en 1'an 20 quand Jesus est en Peree apres la fete des Tabernacles (Loc, XII, 53).
2 D'apr6s saint Luc (XI, 54 et 55), ces paroles furent dites par Jesus a Jerusalem en 1'an 29, lors de la fSte des Tabernacles.
5 Mammon est un mot aram6cn signifiant richesse que le traducteur ' de saint. Malthieu a conserve intraduit. Saint Luc 1'emploie aussi quand il met le meme prccepte dans la bouche de Jdsus, en 1'an 29, apres la fete de la Dedicace (Luc, XVI, 15).
4 D'une coudde, e'est-a-dire du temps qu'il faut pour franchir la distance d'une coudee (pour faire un pas). On est aujourd'hui d'accord pour donuer ici au mot YjXixia le sens de vie- ou de jeunesse. Jesus vout declarer que 1'homme, par ses seules forces, ne peut modifier sa destince, m6ine d'une maniere inflnit^simalc; or, la (induction qu'on donnuit autrefois : qui peut ajouter a sa taille la hauleur d'une coudee? suppos;iit une transformation enorme de I'hnnime.
derez comment croissent les lys des champs; ils ne travaillcnt, ni ne filent. Cependant, je vous le dis, Salomon dans toute sa gloire n'a jamais ete yetu comme 1'un d'eux. Si 1'herbe des champs qui exisle aujourd'hui et qui demain sera jetee dans le four est ainsi vetue par Dieu, combien mieux le serez-vous, hommes de peu de foi? Ne vous inquietez done pas en disant : Que mangerons-nous? ou que boironsnous? ou de quoi nous vetirons-nous? Toutes ces choses sont des questions pour les paiens ; mais votre pere celeste sait .que vous en avez besoin. Cherchez done premierement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces autres choses vous seront donnees par surcroit. Ne soyez done pas inquiets du lendemain ; le lendemain s'inquietera de lui-me'me. A chaque jour suffit sa peine *'.
Ne jugez pas et vous ne serez pas juges; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnes ; pardonnez el on vous pardonnera. Donnez et il vous sera donne, on versera dans votre sein une bonne mesure, serree, tassee, debordante; car on usera pour vous de la meme mesure dont vous aurez use pour les autres 2 .
Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne
1 D'apres saint Luc, Jesus a donn6 les memes preceptes a ses apolres en 1'an 29, quand il venait de quitter Jerusalem, apres la fete des Tabernacles (XII, 22 et suivants).
a Passage coramun aux deux evangelistes ; nous le citons d'apres saint Luc JY1, 37 ct 38) qui est plus etendu. Saint Matlhieu (VII, 1 et 2; dit seulement : a Ne jugez pas afin de ne pas etre juges; car vous serez juges selon que vous aurez juge, et Ton usera envers vous de la mesure avec laquelle vous mesurezs. D'apres saint Marc (IV, 24), Jesus, pen de jours .apres, repeta celte parole a ses ap6tres : La mesure dont vous aurez use pour les aulres, on en usera pour vous, et en y ajoutant .
DE N.-S. jfiSUS-CIIRIST. 295
tomberont-ils pas lous deux dans une fosse f ? Le disciple n'est pas au-dessus du maitre, mais lout disciple qui s'est perfeclionne sera comme son
mailre*.
Pourquoi regardes-tu le fetu de paille qui est dans Trail de Ion frere, tandis que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton propre ceil? Comment peux-tu dire a ton frere : Frere, laisse-moi oter le fetu qui est dans ton rail, sans considerer la poutre qui est dans ton oeil? Hypocrite, 6te d'abord la poutre de ton oail; et alors lu'verras a oter le fetu qui est dans I'oail de ton frere 5 .
Ne donnez pas les choses saintes aux cbiens et ne jctez pas les perles devant les pores, de peurqu'ils ne les foulent aux pieds et que se tournant vers vous ils ne vous mettent en pieces*.
Demandez et il vous sera donne; cherchez et vous trouverez; frappez el il vous sera ouvert. Car quiconque demande, regoit; qui cherche, trouve; et a qui frappe il sera ouvert.
Quel est enlre vous rhomme qui, si son fils lui demande du pain, lui ofTrira une pierre? et s'il demande un poisson, lui offrira-t-il un serpent? Si done vous qui eles mechants de nature, savez faire a vos enfants de bons dons, a plus forte raison votre
1 Propre a saint Luc (VI, 39).
a Saint Matthieu place cetle phrase dans les instructions que Jesus donna quelques semaines apres a ses douze apStres, quand il les envoya en predication (MATTHIEU, X, 24 et 25).
3 Passage commun aux deux e'vange'listes.
* Passage propre a saint Matthieu (VII, 6). Les pores n'etant pas domestiques chez les Juifs e'taient alors en Basse-Galil6e a 1'elat de sangliers; il en etait autrement dans les parties de la Palestine habitees par une population paienne (MATTniEtr, YIII, 30; MARC, Y, 11; Luc, VIII, 32).
pere qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses a ceux qui le sollicitent 1 .
Ainsi, lout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le leur aussi; car c'est 1'enseignement de la loi et des prophetes 8 .
Entrez par la porle etroite ; car large est la porte et spacieuse est la voie qui menent a la perdition et nombreux sont ceux qui passent par elles; etroite, au contraire, est la porte et resserre"e est la voie qui conduisent a la vie ; et il y en a peu qui les trouvent*.
Gardez-vous des faux prophetes qui viennent a vous sous des vetements de brebis, mais qui au dedans sont des loups ravisseurs ; vous les reconnaitrez aux resultats 4 qu'ils produisent 8 . Cueille-t-on des raisins sur des epines? on des figues sur des ronces? Tout bon arbre produit de beaux fruits, et tout arbre pourri produit de mauvais fruits; un arbre bon ne peut produire de mauvais fruits, un arbre pourri ne peut produire de beaux fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est 'coupe et jete au feu. Done c'est a leurs fruits que vous les reconnaitrez 6 .
1 MATTHIEU, VII, 7-H. Les paroles contenues dans ces deux paragraphes de I'e'vangile de saint Matthieu sent, dans l'6vangile de saint Luc, repori^es plus tard a 1'automne de 1'a'n 29, quand Jesus est a Jerusalem pour la fete des Tabernacles (Luc, XI, 9-12).
* Phrase commune aux deux evangelisles (MATTIHEO, VII, 12 ; Luc, YL, 31); mais saint Luc la place plutot dans le discours.
5 Saint J.uc(XHI, 24)- fait dire a Jesus une phrase analogue quand il quitte la PeY6e, en 1'an 29, pour se rendre a Jerusalem, a la fete de la Dedicace.
* Litte'ralement : fruits (MATTHIEU, VII, 16).
5 Paragraphe propre a saint Matthieu (VII, 15 et 16). c Passage commun aux deux'comptes 1'endus (MATTHIEU,VH, 16 20; Luc, VI, 45 et 44).
L'homrhe bon fait sorlir l&bicn'.du bon tresor de son coeur; 1'homme mauvais fait sortir le mal du mauvais tresor de son coeur. Car. la bouche parle de 1'abondance du cceur 1 .
Ce n'est pas lout homme me disant : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui fail la volonte de mon pere qui esl aux cieux. Beaucoup .me diron I en ce jour-la : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophelise? en ton nom que nous avons chasse des demons? et en Ion nom que nous avons fait beaucoup de miracles*? Et alors je leur declarerai : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui operez I'lniquite" 5 .
Pourquoi m'appelez-vous : Seigneur, Seigneur? ct ne faites-vous point ce que je dis? Quiconque entend les paroles que je dis el les met en pratique, je 1'assimilerai a un homme sage qui a bati sa maison sur le roc; la pluie esl tombee, les fleuves ont deborde, les vents ont souffle et sont venus fondre sur ce tie maison, cependant elle n'est pas tombee, car elle elait fondee sur le roc. Mais quiconquc entend ces paroles que je dis et n'agit pas suivant elles sera assimile a un-homme insense qui a bati sa maison sur le sable, la pluie est tombee, les fleuves sont venus, les vents ont souffle et ont heurle cette
1 Luc, VI, 45. Saint Matlhieu place ces paroles plus tard, apres la guerison a Capharnaiim du demoniaquc aveugle et muet (MATTII.EC, XII, 35).
* Litteralement : Actes de foice, 8-jvajj.Ei; (MATTHIEB, VII, 22).
3 MATriiiEff (VII, 21-23). Saint Luc place des paroles analogues dans la bouche de Josus, en I'an 29, en P6ree, quand il mohte a Jerusalem pour la fete de la Dedicace (Lnc, XIII, 25-27).
maison ; et elle s'est ecroulee et ce fut une terrible chute que la sienne 1 .
Quand Jesus eut acheve ce grand di scours, tout le peuple qui 1'avail ecoute avec une vive attention* etait, nous dit saint Matthieu, dans Tadmiration de sa doctrine. Car il avait parle avec aiilorite*, sans se perdre, a la fagon des scribes, dans des arguties minutieuses, mais en donnant, au contraire, des preceptes de conduite tres precis 3 . Aussi une grande foule le suivit-elle quand il descendit de la montagne et qu'escorte de ses douze nouveaux apotres il renlra directement a Capharnatim.
1 Toute cette conclusion est commune aux deux evangelistes. MAT- TniEu, VII, 24 a 27; Luc, VI, 47-49.
2 Lorsqu'il eut inculque toutes ses paroles dans les oreilles du peuple , .nous dit saint Luc, sirsl ImX^pwue iravta Ta p^jiara a^ToO
et? TOC? axoa; TOU Xaou (Luc, VII, 1).
3 MATTHIEU (VII, 28), saint Marc (I, 22) et saint Luc (IV, 32) ont deja fait celte remarque a propos des premieres predications faites par Jesus dans la grande synagogue de Capharnaum, 1'hiver precedent. Voir page 210.
* Saint Matthieu (VIII, 2-4) dit que sur la route du Mont des Beatitudes a Capharnaiim, un lepreux vint a J4sus et fut gTi6ri par lu.i. Comme les details de cette guerison sont absolument identiques a ceux de la guerison du lepreux racontee par saint Marc (I, 40- 43) et par saint Luc (V, 12-14) et qui avait eu lieu 1'hiver precedent a Ghorazain, nous pensons qu'il s'agit du m6me fait plac6 ici par un de ces anachronismes que se permet souvent saint Matthieu. Mais, si Ton veut, on peut dire que le miracle se repeta, avec les memes circonstanccs, au pied du Mont des Beatitudes.