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I. Per Spiritum Sanctum semetipsum obtulit. Hebr,, IX

30 En conséquence, exclure, bannir de notre cœur, de notre vie, tout ce qui lui déplaît, s'interdire tout ce qu'iL défend.

III. Puisque Jésus est en nous, pour s'unir à nous jusqu'à nous vivifier, c'està-dire jusqu'à nous communiquer sa propre vie de plus en plus abondamment par le Saint-Esprit, il s'agirait :

De le laisser bien vivre en nous, c'est-àdire :

1° De ne pas gêner le libre mouvement de cette vie divine par des fautes, des dé- ^fauts, des imperfections incompatibles avec la grâce ;

2° De le bien faire vivre en nous, c'est-àdire de faire positivement tout ce qui dépend de nous pour seconder le mouvement, les impulsions de cette vie divine, en cultivant soigneusement et en pratiquant, suivant les occasions, toutes les vertus, celles surtout qu'il demande en premier lieu : l'humilité et la douceur ;

30 De chercher à le faire vivre en nous de plus en plus ; de nous appliquer toujours davantage à l'exercice des vertus, pour augmenter la charité, la grâce et, par là

même, la ^'ie divine dont elle est le principe. ^"^ irrxx,

IV. Puisque le v,-Ti?t-Esprit-est le lien vivant, substantiel, qui nous rattache à Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous fait vivre avec Xotre-Seigneur dans l'unité -d'une même (identique) vie surnaturelle ; puisque c'est par le Saint-Esprit que Notre- Seigneur, en qualité de chef (tête du corps mystique), nous gouverne comme ses membres, nous communique ses idées, ses desseins, ses volontés, il s'agirait de s'habituer à vivre sous la direction du Saint-Esprit, c'est-à-dire : 1° de se tenir aux écoutes de ses inspirations (loi intérieure de charité) comme un serviteur diligent et prom.pt à la disposition de son Maître ; 2^ de les suivre, de les mettre à exécution fidèlement dès que connues (connues par les commandements de Dieu et de l'Eglise, par les règles de la vie religieuse, par les ordres ou les désirs du supérieur, par les insinuations de la grâce),

I. Sicut oculi ancillae in manibus dominae suae. Ps., CXXII, 2.

yS LA VIE INTÉRIEURE

et 3° enfin, de rester tonjov ^ibre, dégagé de toute influence, ''^^v loute « attache » capable de compr^^^'ttre l'indifférence, la dispoT?ibiiité parfaite dans lesquelles ce diviîi Esprit veut toujours nous trouver. V. Puisque le Sacré Cœur de Jésus aspire à régner en nous d'abord, et, par nous, sur le monde, il s'agirait de recourir habituellement au Sacré Cœur de Jésus par la prière et par le culte de l'Eucharistie, pour obtenir : i» que sa vie soit notre vie totale, unique, c'est-à-dire que toute notre activité (pensées, affections, travail quelconque) Lui soit entièrement soumise ; comme la vie totaie de l'arbre greffé — à en juger par ses fruits — est non plus celle du sauvageon, mais celle de l'arbre franc, qui lui a été inoculée par la greffe, et 2° que tout ce que nous faisons ou souffrons pour sa gloire s'inspire du grand désir apostolique exprimé dans le Pater : adveniat regnum Umm sicut in cœlo et in terra : que votre règne arrive sur la terre comme au ciel !

50. — Pourquoi, parmi les moyens d'augmenter en nous la vie de Jésus,

faite s- vous MENTION SPÉCIALE DE LA

Sainte Eucharistie?

1° Parce que de tout temps, l'Eglise, et tout récemment encore le Pape, a recommandé la communion fréquente et même quotidienne, comme le grand moyen de fortifier la vie chrétienne et l'union à Notre-Seigneur ;

20 Parce que, pour nous, d'après le plan de Dieu, la source de tous les biens, le moyen par excellence dans l'œuvre du salut et de la sanctification n'est autre que la sainte Humanité de son di\ân Fils. Or, c'est surtout par l'Eucharistie que nous nous unissons à la sainte Humanité de Jésus et que nous entrons ea participation de sa vie. Notre-Seigneur le dit très expressément dans saint Jean^ : « Comme je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. »

I. Sicut... ego vivo propter Patrem et qui manducat me et ipse vivet propter me. Joan., VI. 57.

8o LA VIE INTÉRIEURE

51. — Quelle raison sérieuse avezvous enfin de tant préconiser la

SAINTETÉ ou LA VIE INTÉRIEURE SOUS CES FORMES PARTICULIÈRES : L'hABITA- TION DE JÉSUS EN NOUS ; LA DÉVOTION OU LE RÈGNE DU SaCRÉ-CœUR? CET IDÉAL DE SAINTETÉ NE REPRÉSENTE-T-IL PAS QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU ET, PARTANT, DE SUSPECT?

Libre à chacun de choisir la forme de sainteté ou de vie intérieure qui va le mieux à ses goûts, aux attraits de son âme ! Mais d'abord, il semble que, de toutes les conceptions de la rehgion révélée, celle qui présente Jésus-Christ comme le tout de cette religion^ est aussi celle qui répond le mieux à l'idéal du Christianisme.

Et puis, l'idéal que nous proposons est celui-là même que saint Paul a sans cesse en vue dans son ministère auprès des premiers chrétiens, celui qu'il leur propose et dont il déclare être la personnification vivante : « J'éprouve de nouveau à votre sujet, dit-il aux Galates, les douleurs de

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