JUIVE
IEILLE
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sont resté fidèles. «Tralala, lalala, tralala, lala la, un chevalier jouait avec une dame. »
Devant le perron de la maison, car il y avait deux marches, je m'en souviens, nouvelle catastrophe, mais sans pleurs, celle-là, car les trois délinquants qui se tiennent là sont incapables de verser une larme; ils vivent dans l’endurecissement et mourront dans l’impénitence finale. Affreux, barbouillés, crottés jusqu’au menton, ces êtres incorrigibles, j'ai nommé le petit David, Louïélé, et la petite Mirélé aux yeux bleus, se font leurs adieux d’un air stoïque. Louïélé décrotte avec un couteau la blouse du petit David, qui n’est plus qu’un amas informe de boue, et Mirélé essaye de raccommoder avec des épingles le bas de sa jupe, qui est réduit à l’état de franges. Quant à Louiélé lui-même, personne ne lui rendra son soulier gauche; il est au fond de l’eau, Dieu sait où. Le garde champètre regarde d’un œil sévère ces grands coupables, qui ont été pêcher à la ligne dans la mare, où il n’y a jamais eu de poisson, et qui y sont tombés tous les trois |
L’universel Mayerlé ricane en les voyant :
Der Khosen on die Culle, Sen en de Dreck gfalle.
« Le fiancé et la fiancée — sont tombés dans la crotte; » mais le capitaine Thouret passe, crâne, le chapeau sur l’oreille ; il sourit aux délinquants, et donne même des bonbons à Mirélé, et le garde champêtre recule, et Mayerlé s’éclipse. Il en est quitte pour murmurer, en passant devant le gros Hertz, qui donne l’accolade à Isaac Gaston, le nouvel arrivé, et l’embrasse
sur les deux joues « Mon postérieur entre les deux! »
Après quoi, il se précipite impétueusement dans les bras de Gas-
ton Isaac, qui recule épouvanté.