‹ La vie & la mortChapitre 5 sur 43 · A MORT · texte numérisé non relu

A MORT

ne rapetissa encore, en comprimant Dans mon être éperdu les géantes et : - Et je redeviens homnier épouvantableinent ! Homme : et je sens les dieux enfermés dans mes moelles !

date, et je geins, et des globes amers nt craquer la peau de leurs masses gren Et j'ai mal aux soleils, et je souffre des me

3 pleurer vaguement par les nu -

i'entends-je?un grand bruit! un tonnerre! une voix! La voix de la Nature harinonnjue et puissante! ix me parle ! Et tout à coup je vois Les deux main-i s'imposer sur ma tète pesair

Et la voix dit al Va! l'œuvre inpli!

ibrant! va, pieux, sur la terre charm Fais rugir les volcans donl ton front est rempli ! Fais éelore les fleurs dont ton âme est for:

« Va, chante les printemps ! Va, célèbre les cieux, Tantôt joyeux, tantôt plaintif, tantôt farouche! El que l'homme en oyant ton verbe harmonieux Croie entendre crouler des astres de ta bouche!

a Que ton front resplendisse ainsi qu'un firmament! Que ta parole embaume ainsi que les verveines! Et qu'aux heures d'amour ton grand cœur véhément S'enflamme des soleils charriés par tes veines !

« Souviens-toi que tu fus globe, zéphyr, rayon. Tout ce qui luit, ce qui murmure, ce qui fleure! Sois l'orgue émerveillé de la Création Où formidablement tout s'extasie ou pleure !

» Et chante, chante encor! chante, chante sans fin! Chante, ayant des concerts d'étoiles dans la tète! Et deviens immortel, ô mon œuvre divin : Univers enfermé dans un homme, ô Poète! 0

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