‹ La vie & la mortChapitre 6 sur 43 · LES LARMES DU PIN · texte numérisé non relu

LES LARMES DU PIN

Quand il eut déchaîné ses vents sur les forêts, Gomme un pâtre qui lâche un troupeau de gorets

Et court après, sous sa capote ; Quand il eut remisé, comme un rossard jauni, Son soleil écloppé de battre l'infini

De ses quatre fers en compote';

nd il eut dit : Hiver, lève-toi : c'est ton tour ! Dieu se mit un faux-nez, et sortant de sa tour,

De sa grande tour de porphyre.

Il s'en alla sur terre, un ljàton a la main. Puis, fatigué, s'assit sur le bord d'un chemin. - is des arbres veuf- de zéphyre.

grand chêne jetait ses feuilles par tas blonds. Dieu lui dit : i Pourquoi, sous les froids aquilons, Jonches-tu le sol de feuillages? »

têne répondit : « C'est que le sol a froid : Je le couvre — C'est bien, lit Dieu, je te fais roi De la forêt, toi qui soulage-.

Plus loin. Dieu vit un pin : Pin. pour qui gardes-tu Tes feuilles? — Pour moi seul : je veux rester vêtu,

Quand tout a froid, bruyère, ormoie.

— l. sst bien : fit Dieu: tu porteras

Une plaie ' inc, pin, tant que tu vivra-.

D puis, Le pin saigne et larmi i

NFINI

A Rodolphe Darzens

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