LES LARMES DU PIN
Quand il eut déchaîné ses vents sur les forêts, Gomme un pâtre qui lâche un troupeau de gorets
Et court après, sous sa capote ; Quand il eut remisé, comme un rossard jauni, Son soleil écloppé de battre l'infini
De ses quatre fers en compote';
nd il eut dit : Hiver, lève-toi : c'est ton tour ! Dieu se mit un faux-nez, et sortant de sa tour,
De sa grande tour de porphyre.
Il s'en alla sur terre, un ljàton a la main. Puis, fatigué, s'assit sur le bord d'un chemin. - is des arbres veuf- de zéphyre.
grand chêne jetait ses feuilles par tas blonds. Dieu lui dit : i Pourquoi, sous les froids aquilons, Jonches-tu le sol de feuillages? »
têne répondit : « C'est que le sol a froid : Je le couvre — C'est bien, lit Dieu, je te fais roi De la forêt, toi qui soulage-.
Plus loin. Dieu vit un pin : Pin. pour qui gardes-tu Tes feuilles? — Pour moi seul : je veux rester vêtu,
Quand tout a froid, bruyère, ormoie.
— l. sst bien : fit Dieu: tu porteras
Une plaie ' inc, pin, tant que tu vivra-.
D puis, Le pin saigne et larmi i
NFINI
A Rodolphe Darzens