‹ La vie & les œuvres de Jean-Jacques RousseauChapitre 77 sur 158 · Lellre L — 2. Lettres ly et V. — 3. Lettre IV · texte numérisé non relu

Lellre L — 2. Lettres ly et V. — 3. Lettre IV

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terre, mais j'ai publié cet écrit ^ » Il a proposé des doutes : « Et pourquoi non, je vous prie? Où est le crime à un protestant de proposer ses doutes sur ce qu'il trouve douteux, et ses objections sur ce qu'il en trouve susceptible? Si ce qui vous parait clair me parait obscur ; si ce que vous jugez démontré ne me semble pas Tôtre, de quel droit prétendez-vous soumettre ma raison à la vôtre et me donner votre autorité pour loi, comme si vous prétendiez à Tinfaillibilité du Pape? N'est-il pas plaisant qu il faille raisonner en catholique pour m'accuser d'attaquer les Protestants ? » Ses objections et ses doutes ne sont donc nullement opposés à la Réforme, et il défie qu'on lui montre qu'ils portent sur des points fondamentaux, si tant est que ses adversaires sachent en quoi consistent les points fondamentaux.

Les ministres auraient dû le bénir, car il a travaillé pour eux. .Mais eux, si sévères pour ses doctrines, qu'ils disent donc les leurs ! On ne sait, ils né savent eux-mêmes ce qu'ils croient, et Ton a vu leur embarras, lors de Tarticle de d'Alembert. « On leur demande si Jésus-Christ est Dieu ; ils n*osent répondre ; on leur demande quels mystères ils admettent; ils n'osent répondre. Sur quoi donc répondront-ils * ? »

Quant aux principes de la religion qui touchent à la morale, il a été à cet égard affirmatif et précis. Son but a été de dégager la religion des superstitions et des subtilités qui l'encombrent inutilement, de la ramener à ses points essentiels, et ensuite d'obliger tous les citoyens à s'y soumettre. « Supposons un moment la profession de foi du vicaire

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