Lettres de Housseau à Daven
porty février 1767, et à Dutens, 16 février, 2 et 26 mars 1767. — Letti*€s d' Helvétius à Dutens, 22 septembre et 26 novembre 1771. — Lettres de Dutens au Itbraire B, (de Bures, 1779. — Notes en réfutation de l'ouvrage d'Helvétius, intitulé de l'Esprit. Aux Œuvres de J.-J.
Rousseau, édition de Genève, 1782, supplément, t. III.
d'un auteur qui, comme Rousseau, vaut surtout par la forme. Tout ce qu'on peut faire, c'est de lui tenir compte de Tintention et de constater ^flon opposition au matérialisme. Diderot a repris cette réfutation de Rousseau et a écrit sur ses notes de nouvelles notes. C'était donner au livre d'Helvétius une bien grande importance *.
Vers le môme temps, Voltaire allait fouiller jusque dans un lointain passé pour accuser son rival, prétendant qu'à Venise il avait été, non le secrétaire, mais le valet du comte de Montaigu, et s'était fait chasser à coups de bâton. Nous avons raconté plus haut cet épisode ^
Tandis que Rousseau se retirait des affaires de Genève, Voltaire s'y engageait au point d'en devenir, sinon le personnage le plus important, au moins un des plus remuants et des plus en vue. N'appartenant à aucun des deux partis, il se croyait en situation de jouer le rôle de conciliateur, et ne doutait pas que son nom, ses relations, son activité et son adresse ne lui rendissent cette tâche facile. Son système, du reste, est aussi simple que modeste, et quoique ses préférences le portent du côté de la bourgeoisie ', il se garde bien de dicter à personne