‹ La vie & les œuvres de Jean-Jacques RousseauChapitre 85 sur 158 · Lettre de Voltaire à Cha- I d*Ivemois, 29 janvier · texte numérisé non relu

Lettre de Voltaire à Cha- I d*Ivemois, 29 janvier

banon, 14 janvier 1768. Voir | 3. Lettre à d^Ivemois, 9 février

SiUSSi Lettre au duc de Richelieu, i 1768.

22 janvier 1768. — 2. Lettre à |

tions. Ne pouvant espérer de faire adopter un règlement déGnitif à son goût , il entreprit de persuader au Conseil d'en faire un qui fût seulement provisoire. S'il ne fut pas mieux écouté sur ce point que sur les autres, il eut au moins la satisfaction d'être témoin de la paix , objet de ses constants désirs. Elle fut signée le 11 mars 1768. « Le malheur que j'ai eu, disait-il, d'être impliqué dans le commencement de ces troubles m'a fait un devoir dont je ne me suis jamais départi, de n'être ni la cause, ni le prétexte de leur continuation... ajoutant même que s'il ne tenait qu'à une démarche aussi respectueuse qu'il soit possible, pour apaiser l'animosité du Conseil, j'étais prêt à la faire hautement et de tout mon cœur. Pourvu que vous ayez la paix, rien ne me coûtera*. » En somme donc on peut souscrire à la conclusion d'un auteur d'ordinaire trop favorable à Rousseau , qu'il sut réparer noblement le mal qu'il avait fait à sa patrie ^ ; sous cette réserve toutefois que les principes de ses ouvrages n'étaient pas désavoués, et que, l'eussent-ils été, rien ne pouvait les arrêter dans leur marche et les empêcher de produire leurs effets.

Jean-Jacques , tout à la joie de la pacification , ne manqua pas de célébrer les vertus, la sagesse, le courage de ses bons amis les bourgeois; mais il ne négligea pas de leur continuer ses conseils. Bien plus, le sentiment de sa satisfaction l'entraîna, pour la première fois, à répondre à des avances qu'il s^était toujours refusé d'accueillir, touchant l'annulation du décret porté contre lui. « Tout ce que je

1. Lettre à Moultou, 7 mars | et les Genevois, ch. n, § 5. — 1768. — 2.-GABBRBL, Rousseau |

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