‹ La vie & les œuvres de Jean-Jacques RousseauChapitre 96 sur 158 · Lettre de Af«« de Verdelin à I 25 mai · texte numérisé non relu

Lettre de Af«« de Verdelin à I 25 mai

térèts, de manière à mériter toute sa reconnaissance. Il est vrai que celui-ci , aimant mieux passer pour un ingrat que pour un fourbe, était bien résolu à ne lui pas répondre un mot de sa vie *. Hume le croyait heureux, autant du moins que le comportait son caractère singulier et une solitude qui pourrait bien finir par lui devenir insupportable; il vantait encore , quoique un peu moins que par le passé, son bon naturel et ses vertus *. Aussi dut-il être un jour fort étonné à la lecture d'une lettre dans laquelle Rousseau lui déclarait qu'il ne voulait plus .avoir avec lui aucun commerce, ni même participer à une affaire avantageuse pour lui, mais dont il serait le médiateur ^,

On ne connaîtrait pas toute l'inconvenance de la lettre de Rousseau, si on ne savait qu'elle avait pour objet de répondre à de nouveaux services de la part de Hume. Quoiqu'il ne fût pas sans ressources, il aimait à se donner comme pauvre , non afin de se faire oflPrir des cadeaux, mais par le motif qui l'engageait à se plaindre de sa santé, pour se rendre intéressant. Hume y fut pris. Dès avant d'arriver en Angleterre, il lui avait proposé ses bons offices pour lui faire obterilr une pension du Roi. Jean- Jacques subordonna son acceptation à l'avis de Milord Maréchal; mais après l'avoir reçu*, il ne s'en décida pas plus vite. « Je compte lui mander, écrivait Hume à ^1""° de Boufflers, qu'il ne peut plus hésiter sans s'exposer aux justes reproches du Roi, de lord Conway (ministre secrétaire

A. Lettre à i/m» cU Verdelin, 25 mai 1766. — 2. Lettre de Hume à X., 10 mai 1766. —

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