‹ La vie littéraire de StendhalChapitre 65 sur 127 · II. En Italie · texte numérisé non relu

II. En Italie

En 1818 et 1819, Stendhal était à Milan. II venait de publier l'Histoire de la Peinture en Italie, Rome, Naples et Florence, et se délassait dans sa ville de prédilection. Tout lui était occasion de délices : la société, accueillante et pleine de bonhomie, la littérature et surtout le théâtre, musique et ballets, où Rossini et Vigano faisaient merveilles. Mais cette existence brillante et un peu dissipée n'absorbait pas toutes ses facultés. Des sujets plus sérieux sollicitaient son attention et captivaient son esprit, à l'issue des soirées où il s'était grisé de conversations ou de spectacles variés. C'est ainsi que le profond coup d'œil sur « l'Espagne en 1808 » et les considérations sur la « Retraite de Russie » sont datées de cette époque et de ce milieu enchanteur, légèrement assombris par la passion de Beyie pour Metilde.

Bien qu'il fût éloigné de la France et de son gouvernement qui oscillait du baroque à l'odieux, Beyle ne s'en désintéressait pas, au contraire. Il était avide de nouvelles sur la politique, voyant avec peine, ou soulignant avec ironie, la marche rétrograde des affaires publiques. Le « fait divers »

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