UN MOT POUR FINIR
Ce mot, c’est que la vie mentale de l’adolescent ne suit pas une ligne uniforme. On l’a bien vu par les documents dont nous avons émaillé ce petit volume et qui en font le principal intérêt. Nous ne prétendons pas par là contester qu’à chaque année de l’adolescence ne corresponde en gros une mentalité spéciale. Stanley Hall s’est même ingénié à retrouver dans les diverses étapes de l’évolution individuelle une reproduction exacte des phases par lesquelles a dû passer dans son ensemble la race humaine : l’ontogénèse reproduirait fidèlement la phylogénèse.
Mais à supposer que ce point de vue correspondît à la réalité, on ne peut se refuser à admettre qu’aussi haut que nous puissions remonter vers les origines de l’humanité, d’infinies variétés devaient distinguer déjà la pensée, non seulement de telle ou telle race, mais aussi de telle ou telle personnalité d’une race donnée, et que cette pensée réagissait très difTéremment vis-