STATUTS
de r ASSOCIATION DE K.-D. DES SOLDAI
Erigée canoniquement le 22 février 1876, dansL chapelle de N.-D. des Soldats, à Versailles. ,
lo Une association de prières et honties œuvres, dite Association N.-D. des Soldats, est établie dans I cliapelle de N.-l). des Soldais, à Versaillei"
2" La dite association a pour but d'ok tenir parla pui-sanle intercession de !
Sainte Vierge, la conservation de la foi ( des mœurs, et le renouvellement de I vie chrétienne dans l'armée. ,
3" Pour atteindre le but de la Confreri» les Associés se proposent : de récite chaque jour un Pater et un Ave, avec l'invocation : Notre-Dame des Soldats, prieg pour eux; d'offrir à Dieu, au réveil, leurs travaux, leurs souffiances et leurs bonnes œuvrss de la journée; d'aider, s'ils le peuvent, à l'entretien des oeuvres niilitairog^
4» La seule condition requise yo\ faiî-î partie de l'Association est d'être in. crit sur le registre de la Confrérie et t prier à ses intentions. Tous les cath liques sont invités â en faire partie, tas surtout les mères et les familles qui o des enfants ou des parents sous les dr peaux. Ou peut aussi faire inscrire 1 militaires auxquels on s'intéresse, afin i les mettre plus particulièrement sous la protection de la Ste Vierge et d'obtea les grâces spirituelles dont ils ont besoi
5° Tous les soirs, on récite dans la cl pelle de Notre-Dame des Soldats, un Pat et un Ave pour l'armée et spécialem< pour les militaires inscrits, pour les Asï ciéset pour leurs parents vivants et défuiiB
12" Le jour de la fête de saint Maurice., 13" Une fois par mois, pourvu que le S ciétaire aide à l'entretien des œuv niilitairfcs,prietoaslesjoursauxinlentii de l'Eiîlise et pour l'armée. [Retcrit n juillet 1856.)
INDULGENCES PARTIELLES Une indulgence de sept ans toutes les ft
qu'un associé : 1" Prie pour un fidèle âg
nisant ou qui vient de mourir.
2° Assiste à lOffice des morts.
3° Accompagne au cimetière le corps d'i
d.'-funt. I
4° Assiste aux pieuses réunions de l'Asa
ciation ou autres.
5° Entend la sainte Messe aux jours oi
vral)les.
6° Fait son examen de conscience le s<
avant de s'endormir, 7° Visite les pauvres malades ou les pr
sonniers.
8° Réconcilie ceux qui sont divisés.lExf ra
de la lettre d'affiliation à la Pria
Primaria).
Une indulgence de trois cents jours (ui
fois par jour seulement), pour chaol
associé qui récite un Pater et un A
avec l'invocation : « Notre-Dame d
Soldats, priez pour eux, • (Audience i
2'i septembre 1875).
Toutes ces indulgences plt^nières et pa tielles sont applicables aux âmes du Pu gatoire.
Vu et approuvé :
Versailles, le 1«^ juillet 1876.
Delatocr, Vicaire général.
VaKIKL, 4cnt«iU', plac* Saiat-Snlpite. F»r.
J 'aurais aussi les Ouled-Aâmer, sans une intrigue arabe qui leur a fait rebrousser cbemin. Ils viendront peutêtre malgré cela. Et comment voulez-vous que tous ces sales tripotages n'aient pas lieu, quand le bruit de l'occupation de Bou-Saada fait craindre ou espérer à cliaque tribu un cbangement de maître?
A propos de cela, je vous dirai qu'on a la prétention devons enlever les Ouled-Aàmer-ben-Ferrcndj, les Ouled-Aàmer et même les Ouled-Ayssa.
Je serais bien aise d'avoir votre avis sur ce remaniement de territoire qui ne peut que blesser profondément Ben-Yaya, dont je ne saurais trop faire l'éloge pendant cette campagne. Il consentirait, lui, à abandonner les Ouled-Aàmer-ben-Ferrendj, les Ouled-Boubfaa et les Ouled-Fekroum des Ouled-Aàmer, mais il ne va pas plus loin. Décidez dans votre sagesse.
Dieu merci, le cboléra nous a quittés; il était temps : nous avons perdu le liuitième de la colonne. Sixliommes sont morts autour de ma tente.
Nous commençons à nous ennuyer furieusement. Maudite Zaatclia, quand tomberas-tu? Cela ne paraît pas très prochainement, vous avouerez que c'est incroyable.
Adieu, mon cher Ducrot; continuez-moi votre bonne amitié, et recevez la nouvelle expression de mon inaltérable dévouement.
Tout à vous.
E. Dalmas.
Lettre du lieutenant-colonel Durrieu au commandant Ducrot.
Aumale, le 29 novembre 1849.
Mon cher ami,
Je vois toujours arriver avec plaisir vos missives, et je me rafraîchis Fesprit et le cœur en vous écrivant. Je continue à voir passer et repasser ici toutes les correspondances de Zaatcha, Sétif, Bou-Saada, Alger et Blidah. C'est une véritable lanterne magique, à laquelle j'attache mon petit lampion au passage, pour que les fonds soient quelquefois mieux éclairés ; et la mesure est bonne, car la profusion des nouvelles amène fréquemment la confusion, et je me mets à plaindre le gouverneur général qui a le tout à digérer.
Après cette sortie qui sera la formule de ma lettre, passons à ce qui se fait ici. Grande ghazzia ou razzia du 16, près d'Ourlal ; c est le cliamp de bataille de la politique de cette semaine. Le sujet ne tarit pas, première impression, deuxième, troisième, quatrième et cinquième, enfin rapport officiel. Journal du siège, les relations s'arrêtent au 21, époque à laquelle ce qui suit : l'investissement se poursuit, mais ne sera jamais terminé; on y suppléera par un cordon de soldats si V assaut doit avoir lieu.
Une dëputation de Zaatclia est entrée au camp pour faire des propositions. Elle est repartie avec des conditions modérées, disant qu'elle reviendrait avec la demande d'aman. Elle n'avait pas reparu au moment du départ du courrier.
Continuation des travaux. Il fellait encore quinze jours le 17 novembre pour les terminer et livrer les routes qui conduisent aux trois brèches, aux colonnes d'assaut. Les Ouled-Salthar, lesOuled-Sabar, etc., sont en révolte; les convois venant de Batna ont été attaqués, mais non entamés. La ghazzia du 16 a fait son effet dans le Sud : Mohammed-ben-Hadj-Schrier a rétrogradé. Le cœur est revenu au ventre de tous, et, à mon appréciation, la confiance se remet dans nos troupes. Si-Moussa s'est jeté dans Zaatclia avec cinquante fantassins; il n'ajoute rien à la force de l'ennemi. En résumé, et trêve de mauvaise plaisanterie, je crois que l'affaire s'arrangera.
Je vivais tranquille en mon fromage, ne m'occupant guère que des autres, lorsque P**" débouche ce matin chez moi et me dit : « Colonel, voici Si-Djoudj qui marche vers nous. — Que Dieu vous confonde! Dites-lui que je n'y suis pas; mais, avant tout, envoyez-lui demander ce qu il me veut. » Espions sont en route, et j'attends. Jamais pareille visite n'est plus mal tombée. Je n'ai pas cinq cents hommes à mettre dehors.
Enfin, j'espère encore qu'il ne vient que carotter les Mahidalh et leur demander du blé. C'est égal, je voudrais savoir la fin de ceci.
J'envoie un convoi àBou-Saada, le premier; j'occupe trois points d'une ligne télégraphique en construction. Je suis l'homme le plus en l'air du monde.
Mais passons à Bou-Saada. Le colonel Daumas s'y démène entre Ben-Yaya et le Mokrani. Chacun veut tout pour lui.
C'est un club de chicaneurs qui s'est installé sous les palmiers. On y attend l'arrivée du colonel de Barrai pour tout décider de ce qui doit être proposé h la décision du gouverneur général.
Vous voyez que la séance du colonel Daumas n'est pas terminée. Je ne comprends pas tant d'hésitation quand on crée un poste. Qu'on lui accorde donc immédiatement son rayon d'influence, sans s'inquiéter de qui l'on ne fait pas l'affaire. Le petit directeur central s'empare de cette question difficile et la traite très savamment dans une notice sur les Ouled-Nayls, dans laquelle il remonte au deuxième fils de Sidi-Nayl, le Sidi-Malek. Cette notice, signé Charon, est curieuse de sérieux. J'y ai compris peu de chose et la livre au colonel Daumas.
Mais assez pour aujourd'hui. Le colonel Daumas compte séjourner encore longtemps à Bou-Saada. Quand il veut faire une ghazzia sur les Ouled-Aâmer, c'est Ben- Yaya qui le trahit; quand il veut agir contre les Ouled- Mahdi, c'est le Mokrani qui prend ce rôle. C'est à s'amuser beaucoup, si l'on voyage pour l'observation.
J'écris illisiblement afin que vous seul lisiez cette
tartine antiparlementaire pour un membre sérieux tlii Parlement algérien.
Adieu. Votre vieil ami,