C. Roussel, Hist. dcLouvois, t. I, p
capitaine de la compagnie où sert le baron de Sirot lui donne, ainsi qu'aux autres volontaires, un maître de mathématiques pour lui apprendre les fortifications; au siège d'Arras, le duc d'Enghien fait des levées de plan, prend des notes, reçoit des leçons des ingénieurs. A Rocroy, Condé, devenu général en chef, sera entouré de volontaires, nommés et autorisés par le roi, connus sous le nom de petits maîtres, et qui feront auprès de lui les fonctions d'aides de camp1. On met le jeune volontaire à toutes les besognes. Suivant un écrivain militaire du dix-septième siècle, « il doit se mêler de tout pour être plus tôt instruit de tout2. »
De même qu'il y avait des volontaires de tout genre, il y en avait de tout âge. Si quelques-uns n'avaient que treize ou quatorze ans3, on en rencontrait de bien plus âgés. Le comte de Coligny écrivait à Bussy Rabutin : « Je vais être témoin des conquêtes du roi; j'ai le plaisir, à l'âge de quarante-neuf ans, de faire le métier de volontaire, que je n'avais jamais fait; il me semble que je sors de l'Acadé-