‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 106 sur 191 · Rapport de 1788. Arch. de la guerre · texte numérisé non relu

Rapport de 1788. Arch. de la guerre

3. Le devis pour des constructions de ce genre à Lille, en 1765, s'élève à 227,063 liv. (Arch. de la guerre.) — II y avait un pavillon semblable à Calais. (Piganiol de la Force, Nouveau voyage de France, 1780, t. II, p. 260.)

4. Ord. d'octobre 1715 et de mars 171G pour les officiers en garnison à Dunkerque et à Arras. Recueil Cangé, t. LXI.

et de leur richesse plutôt que de leur grade '. Depuis le colonel qui a plus de cent mille francs de rente jusqu'au cadet de Gascogne qui n'a pas un liard de patrimoine, que de variétés et de différences, en passant par le capitaine, qui possède un mobilier de V,000 francs et une propriété de 8,000 2! Les officiers se recrutent dans toutes les classes de la bonne société, de la noblesse opulente, de la noblesse pauvre, de la bourgeoisie riche et de la roture

1. Les maréchaux de France sont d'ordinaire meublés somptueusement ; mais ce sont pour la plupart de grands seigneurs. En 1664, le lit du maréchal de la Meilleraye est garni de velours vert, chamarré d'or et d'argent et doublé de brocard d'or; il est surmonté d'un dais surmonté aux angles de quatre bouquets de plumes blanches à aigrette; avec des fauteuils et des pliants garnis de même, le mobilier de sa chambre est estimé 14, 400 liv. Le lit du maréchal de Boufflers est recouverl de damas cramoisi à galons d'or. Chez le maréchal de Villars, à Marseille, le lit de damas jaune à galons d'argent, et le resl • du mobilier ont un air élégant et coquet. Le duc d'Humières possède à Lille un très riche mobilier; dans son château, on compte jusqu'à dix « fauteuils de commodité », couverts de panne verte, de bandes de velours, de brocatelle, de damas eaffart, etc. (H. Havard, Dictionnaire du mobilier, t. 1, col. 702, 900.) A côté de ces mobiliers de maréchaux, je pourrai mentionner des installations d'officiers supérieurs dans une ville où ils ne tiennent pas garnison. Si l'un d'eux, mestre de camp de cavalerie en 1732, a été réduit à emprunter 3oo liv. en donnant son argenterie en gage et ne possède d'autre objet de valeur que sou uniforme, un autre, maréchal des logis des ■ hevau-légers de Bretagne, en 17 i r, . a une argenterie évaluée à 4,126 li\. Sa femme a des bijoux en brillants. Le comte de Vallès, colonel d'infanterie en 1775. possède une garde-robe bien fournie. Sa chambre à COUCher esl tendue dune tapisserie à personnages el ornée d'une belle commode de noyer garnie de « lombacques dorées. » (Arch. judiciaires de l'Aube, n"s 1111, 1086. 1208.)

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