Duc de Saint-Simon , Meut., t. V. p
3. Me m. sur les campagnes d'Italie par Grosley), p. 22. i. Mém. de deux voyages d'Alsaee , y. 50.
En tout cas, ils sont sociables et hospitaliers. Sous Louis XIV, ils se traitent tour à tour dans les auberges, soit en campagne, soit en quartier, « aux dépens de leurs hôtes, cela s'entend1 ». Toutes les fois qu'un régiment passe dans une ville , il est d'usage que les officiers de la garnison offrent un grand repas aux officiers qui la traversent. « Ces repas, dit un officier en 1730, deviennent si fréquents et l'on y fait une telle dépense qu'il est impossible à ceux qui ont peu de bien de pouvoir la soutenir'-. » Les frais sont en effet considérables; j'ai dit plus haut qu'un lieutenant, qui a 50 fr. d'appointements par mois, était obligé de payer 54 1. 2 s. pour sa quote-part de trois repas donnés à trois régiments qui étaient passés à Bourges pendant l'hiver. Dans certaines garnisons, les corps d'officiers défrayaient même à l'auberge tous les officiers de passage. Il arriva même à ce sujet une singulière aventure sous Louis XIV. L'aubergiste ayant refusé l'argent de Mélac en s'appuyant sur l'usage établi, Mélac se mit en fureur, brisa tout à coups de pied et de canne, traitant d'impertinents ceux qui se permettaient de lui faire des cadeaux, les provoquant et se battant avec quelques-uns d'entre eux. Mais Mélac était un brutal quelque peu détraqué,