Mém. de deux voyages d'Alsace, p
2. Lettre de Metz, du 25 sept. 1730. Arch. de la guerre. — Fûlletête, Hist. du rcg. du prince-ccèque de Bâle , p. 27. — Guiberl Voyages en France., p. 11.
el d'ordinaire, les officiers répondaient avec courtoisie aux politesses qui leur étaient faites. En route, on les invitait dans les châteaux et même dans les couvents de femmes. En 1785, l'abbesse du Paraclet écrit à un capitaine : « Ma communauté et moi fut pénétrée de reconnaissance, monsieur, de votre complaisance de nous avoir fait voir votre compagnie. J'aurais désiré de vous retenir à dinée; mais je n'ai pas osé, vous voyant accompagné de plusieurs de vos officiers, n'étant pas dans l'usage dans une maison religieuse de donner à mangé à des officiers. Mais, monsieur, votre procédé mérite quelque préférence ; aussi j'espère que vous me ferez ce plaisir lundy ou marcly l . »
Dans les festins que les officiers s'offrent entre eux , nul doute que le vin ne soit servi largement, surtout lorsque l'on fête le passage de régiments suisses. Au xvn' siècle, à l'armée comme dans la vie civile, l'ivrognerie est un vice que l'on excuse assez volontiers. On se fait gloire de boire beaucoup et de boire mieux que les autres. C'est un honneur pour certains que de l'emporter sous ce rapport sur les Suisses, les Allemands et les Anglais. Bassompierre, qui vidait si galamment sa botte remplie de vin, fut si bien grisé par des gentilshommes alsaciens qu'il en perdit le goût du vin pendant deux ans. Sous